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SEXISME — C’est une pub, qui, dans l’ère #MeToo, paraît simplement… déplacée. La promo de KFC, qui dure à peine 15 secondes, a été vivement critiquée par le groupe de défense des droits des femmes Collective Shout, qui dénonce l’utilisation de « stéréotypes usés et archaïques« .

L’annonce a déclenché un tel tollé qu’un appel au boycott à été lancé sur les réseaux sociaux.

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Le spot de publicité faisant la promotion d’un produit proposé par KFC présente une femme se penchant pour ajuster son décolleté dans le reflet de la fenêtre d’une voiture garée. La fenêtre se baisse alors pour révéler une mère et ses deux jeunes garçons qui semblent fascinés par la poitrine de la jeune femme avant qu’elle ne lance:

« Est-ce que quelqu’un a dit KFC? »

Pour la porte-parole de l’ONG, Melinda Liszewski, « des publicités comme celle-ci renforcent la fausse idée que nous ne pouvons pas attendre mieux des garçons« .

Avant de poursuivre : « Un nombre croissant de rapports montrent comment le renforcement des stéréotypes de ce genre — y compris dans la publicité — contribue à une vision méprisante des femmes, entraînant leur mauvais traitement. »

Le groupe féministe Collective Shout pense que la pub véhicule une vision archaïque des femmes / KFC

KFC a dû présenter ses excuses.

Ce n’est pas la première fois que la marque américaine suscite la controverse puisque l’un de ses spots a déjà été retiré une heure après son lancement en 2016, car il comportait une suggestion d’acte sexuel.

Passée par le magazine culturel varois Bah Alors et le site d'information Les Carnets Santé. Diplômée de l'EDJ Nice en journalisme - informations générales (promotion Marc-Olivier Fogiel).

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VIDÉO. « J’étais en colère de voir toutes ces affaires de corruption à Nice » témoigne le président d’Anticor, auteur d’un nouveau livre sur l’éthique publique

Le Niçois Jean-Christophe Picard, président de l’ONG Anticor, dévoile le livre « La colère et le courage », vibrant plaidoyer pour une République plus éthique.

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« Quand on habite Nice comme moi, on est sensibilisés très tôt aux problèmes de corruption, de clientélisme ». C’est dans ses indignations de jeunesse que le président d’Anticor, Jean-Christophe Picard, a puisé son inspiration pour son ouvrage consacré à l’éthique dans la vie publique.

« Quand j’étais un jeune étudiant en droit, je ne trouvais pas ça très normal de lire dans le journal tous les jours la page affaires (…) pour découvrir qui avait encore tapé dans la caisse. Je trouvais ça absolument anormal, ça m’a mis en colère et ce sentiment ne m’a pas quitté » a-t-il témoigné devant la caméra de nos confrères de franceinfo: (vidéo ci-haut).

Dans un interview accordé à Rivieractu en octobre dernier, le patron de l’ONG affirmait déjà qu’à Nice « on a aussi un problème avec les recrutements familiaux. On a une vingtaine de cas où des conseillers municipaux embauchent des proches, par exemple. On a aussi des dépenses suspectes sur certains déplacements… plus de transparence éviterait ce genre d’abus. »

LIRE AUSSI… INTERVIEW. « Les élus niçois emploient trop les membres de leurs familles »: Anticor fait 30 propositions pour plus d’éthique

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Dans son bouquin, Jean-Christophe Picard préconise trois mesures prioritaires : l’indépendance des procureurs de la République, la limitation du cumul des mandats dans l’espace et le temps et demander un casier judiciaire vierge pour tous les candidats à un poste politique.

L’ONG Anticor a été créée en 2002, et compte aujourd’hui 4.000 bénévoles partout en France, engagés dans une centaine d’affaires de fraude ou de corruption.

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VIDÉO. « Jésus est pédé »: ce sketch de France Inter scandalise la droite et l’extrême-droite

Vendredi 10 janvier, l’humoriste de France Inter Frédéric Fromet a chanté dans un sketch « Jésus est pédé », sur l’air de « Jésus reviens ». Depuis la publication d’un article chez « Valeurs actuelles », la droite n’en finit plus de s’afficher consternée sur les réseaux sociaux.

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MÉDIAS — La twittosphère conservatrice est en émoi.

« Provocation à deux balles », « bêtise crasse »… Ce lundi 13 janvier, plusieurs élus ou responsables de droite et d’extrême droite n’ont pas de mots assez durs pour qualifier un sketch diffusé sur France Inter vendredi 10 janvier, qui n’avait pas spécialement soulevé de réactions dans un premier temps.

Dans la séquence que nous vous proposons en tête de cet article, l’humoriste Frédéric Fromet interprète une parodie sur l’air de « Jésus reviens ». Sa chanson, baptisée « Jésus est pédé » est rapidement repérée par le site de l’hebdo Valeurs actuelles, soulevant l’ire de plusieurs élus.

« Les ‘rebelles’ de notre époque: pleutres, soumis, sans talent. Et puis, à taper comme un sourd sur la religion catholique, on ne risque pas la rafale de Kalachnikov ou l’égorgement… », a ainsi tweeté, tout en sobriété, le maire de Béziers Robert Ménard (élu en 2014 avec le soutien du Front national).

Même son de cloche chez Nadine Morano, qui a dénoncé la « bêtise crasse » de Frédéric Fromet, avant d’en appeler à la patronne de Radio France, Sibyle Veil.

Des élus FN en sont également allés de leur indignation.

À noter que ces réactions outrées ont permis à ce court sketch de passer la barre des 100.000 vues sur Twitter.

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5-décembre

[VIDÉO] Grève du 5 décembre : à Nice, le très applaudi discours enflammé d’une infirmière

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"Moi je fais ça avec le coeur, avec mes tripes, mais je suis de plus en plus dégoûtée par mon travail" lance une infirmière niçoise à bout, le 5 décembre. Capture écran vidéo Rivieractu
« Moi je fais ça avec le coeur, avec mes tripes, mais je suis de plus en plus dégoûtée par mon travail » lance une infirmière niçoise à bout, le 5 décembre. Capture écran vidéo Rivieractu

MOUVEMENT SOCIAL — On parle de « plusieurs milliers de manifestants » à Nice, et de la « plus forte mobilisation depuis des années ». Avocats, enseignants, cheminots,… ils étaient présents dans la capitale azuréenne pour manifester contre le projet de réforme des retraites porté par le gouvernement.

Les protestations s’étendaient à d’autres domaines, tant la crise sociale semble profonde dans notre pays depuis des années, illustrée ces derniers mois par le mouvement des « gilets jaunes » (eux aussi venus en nombre à Nice ce jeudi).

Dans le cortège, les personnels hospitaliers, certains derrière un syndicat, certains en indépendants, sont venus manifester leur « lassitude face à l’état de notre système de santé » et les « réponses insuffisantes du gouvernement ».

Infirmier de bloc opératoire (IBODE) "épuisés" = "patients en danger", manifestation à Nice le jeudi 5 septembre / Photo : Clément Avarguès pour Rivieractu
Infirmier de bloc opératoire (IBODE) « épuisés » = « patients en danger », manifestation à Nice le jeudi 5 septembre / Photo : Clément Avarguès pour Rivieractu


« On n’a pas le temps de manger, pas le temps de faire quoi que ce soit et on nous en demande toujours plus ! » a dénoncé au micro une infirmière niçoise, depuis un camion CGT (vidéo en bas d’article).

« C’est du temps qu’on n’a pas auprès de nos patients, on ne peut pas les soigner, on ne peut pas leur tenir la main, on ne peut pas pleurer avec les familles. On en a ras-le-bol » a-t-elle poursuivi. « Nous, à l’Archet 1, on est dans des locaux tout pourris, on n’a pas de matos… La direction s’en fout de comment on vit les choses » 

« On a ramené nos petits avec nous, parce que c’est pour eux qu’on se bat. C’est eux la suite, et on va leur donner que des miettes ». L’évènement, qui s’est déroulé dans le calme, a effectivement vu beaucoup de familles et de « mini manifestants ».

Beaucoup de familles et de mini-manifestants à #Nice06 pour la #grevedu5decembre #5decembre pic.twitter.com/LkWaF6vAiA

— Rivieractu magazine (@rivieractu) December 5, 2019

« Moi je fais ça avec le coeur, avec mes tripes, mais je suis de plus en plus dégoûtée par mon travail » a encore regretté l’infirmière, avant d’être chaudement applaudie par le reste du cortège, où la CGT était très représentée.

Ce jeudi, les personnels soignants sont nombreux dans les cortèges partout en France, après la présentation par le gouvernement de plusieurs mesures en faveurs des hôpitaux jugées « largement insuffisantes » par les syndicats.

Vidéo : Clément Avarguès, Rivieractu depuis Nice

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