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Coronavirus Covid-19

« Attendons ! »: sur le traitement du Covid-19 à la chloroquine, la mise en garde du ministre de la Santé

Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, recommande « la plus grande prudence » vis-à-vis de ce traitement probable du nouveau coronavirus, tant qu’il n’a pas été testé « avec suffisamment de garanties »

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Olivier Véran ministre de la Santé
Photo : Gouvernement/DR

SANTÉ — Ne surtout pas se précipiter. À l’issue de son point presse du jour sur l’évolution de l’épidémie de coronavirus Covid-19 en France, Olivier Véran s’est exprimé sur les travaux du professeur marseillais Didier Raoult.

Le directeur de l’IHU Méditerranée Infection est convaincu de pouvoir traiter les patients atteints de Covid-19 via l’hydroxychloroquine, un médicament antipaludique.



Le maire de Nice Christian Estrosi est soigné avec, et a vanté ses mérites dans une interview accordée à Nice-Matin.

« Je connais le professeur Raoult, je suis son travail d’extrêmement près. Mais aujourd’hui, je n’ai aucune donnée suffisamment validée scientifiquement et médicalement pour tendre vers une recommandation » a tempéré le ministre.

« J’ai donné toutes les impulsions nécessaires pour que nous ayons ces données, si elles devaient être positives ou négatives dans une période que j’estime à moins de 15 jours. Si les résultats étaient positifs, nous pourrions aller vers une voie thérapeutique. S’ils étaient décevants, nous aurions essayé… »

« Tout est prêt si ce traitement venait à montrer son efficacité »

Olivier Véran a appelé à « la plus grande précaution »: « Le professeur Raoult a obtenu des résultats sur 24 malades, sans placebo. Aucun pays au monde n’a accordé une autorisation de traitement sur la base d’une étude comme celle-ci… »



Avant d’ajouter : « Je reçois son énergie et la façon qu’il a de se battre. Tout est prêt si ce traitement venait à montrer son efficacité. Je partage l’espoir de nombre de nos concitoyens, mais je suis aussi en responsabilité de dire ‘attendons, regardons si nous avons suffisamment d’études scientifiques, suffisamment de données cliniques.' »

Le 20 mars devant les sénateurs, le ministre affirmait déjà que « nous n’avons pas la garantie de la sécurité sanitaire (…) et de l’utilité pour les malades de ce traitement, je ne veux pas en faire la promotion car ce serait dangereux. »

« Ce n’est pas un médicament anodin », a-t-il martelé, à destination de tous ceux qui voudraient se lancer dans une automédication hâtive.

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