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Retraites : combien nous coûtent les anciens présidents de la République ?

Alors qu’Emmanuel Macron a annoncé ce week-end qu’il renonce à sa future retraite de président de la République, avec quels moyens vivent les anciens chefs de l’Etat ? On fait le point.

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Nos "exs" coûteraient aujourd’hui 860.000 euros net par an au niveau de ces frais, auxquels il faut ajouter 1.300.000 euros de frais pour assurer leur sécurité. Cela porte le total à environ... 2.160.000 euros chaque année à la charge du contribuable. - Photo : Kremlin

ARGENT PUBLIC — Certains diront que c’est un coup de communication. D’autres qu’il est généreux. L’annonce d’Emmanuel Macron va forcément faire beaucoup parler autour de vos prochains repas de Noël…

Le président de la République a assuré qu’il refuserai de toucher sa retraite d’ancien chef de l’État. S’il vit jusqu’à 100 ans, il pourrait faire économiser plus de quatre millions d’euros aux caisses de l’État. Mais combien coûtent aujourd’hui les Sarkozy, Hollande and co ?

De nombreux avantages

Grâce à la loi du 3 avril 1955, les anciens présidents de la République bénéficient d’une très belle retraite. À l’heure actuelle, François Hollande, Nicolas Sarkozy ou encore Valéry Giscard d’Estaing touchent 6.220 euros brut par mois soit environ 5.200 euros net de retraite.

En plus de cela, ils ont la chance de pouvoir voyager gratuitement avec la SNCF et Air France. C’est tout ? Évidemment que non, les anciens chefs de l’État ont le droit à un appartement de fonction, un véhicule avec chauffeur et sept collaborateurs dans les cinq ans suivant leur départ de l’Élysée (puis leur nombre passe à trois).

Nos « exs » coûteraient aujourd’hui 860.000 euros net par an au niveau de ces frais, auxquels il faut ajouter 1.300.000 euros pour assurer leur sécurité.

Cela porte le total à environ… 2.160.000 euros chaque année à la charge du contribuable.

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Philippe Vardon (RN) accuse le maire de Nice Christian Estrosi de « violation du code électoral »: ce que l’on sait

Philippe Vardon (RN) accuse le maire sortant de mobiliser les moyens de la Ville pour sa campagne, pouvant ainsi « nuire à la sincérité du scrutin des élections municipales ». Du côté de Christian Estrosi (qui n’est pas candidat à l’heure actuelle), on balaie des « accusations vides de sens ».

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Après les accusations de Philippe Vardon et cette triple saisine, Christian Estrosi et son équipe vont-ils modifier leur calendrier? "Pas du tout" dément-on du côté de l'Hôtel de ville. "La vie municipale ne s'arrête pas parce que la campagne de certains a commencé" - Photos candidats, montage Rivieractu.

MUNICIPALES 2020 — Le combat commence. On savait que la lutte serait rude entre les deux candidats, on ne se doutait peut-être pas qu’elle prendrait cette tournure avant même que Christian Estrosi ne se lance dans la course.

Conférence de presse tôt ce matin. Arguments coup de poing et discours scandalisé : le Rassemblement national dénonce des « éléments particulièrement graves » de nature à « perturber l’élection ». Le procureur, le préfet, et la Commission des comptes de campagne sont saisis. Quels sont les faits reprochés ?

Pourquoi toutes ces inaugurations?

Philippe Vardon dénonce une « véritable frénésie d’inaugurations ». Document à l’appui, le conseiller régional RN parle de « 5 fois plus » de cérémonies données par le premier magistrat de la ville si on compare la période septembre-décembre de cette année à celle de l’an passé.

Pour le parti frontiste, pas de doute : Christian Estrosi a fait exprès de programmer ces évènements au début de la campagne pour servir son message et ainsi profiter des moyens de la Ville sans que ça ne soit comptabilisé dans ses comptes de campagne. Le candidat RN a saisi le procureur et la Commission du financement de la vie politique sur le sujet, bien qu’ils ne soient pas compétents pour agir à ce stade là de la campagne, si l’on se réfère aux lois relatives aux périodes électorales.

« Ça n’a aucun sens, tout simplement parce que M. Vardon ne connaît rien à la gestion de la vie municipale » réplique le cabinet du maire, ce dernier n’étant d’ailleurs pas (encore) candidat à sa réélection. « Les dates des inaugurations sont connues à l’avance, dans un calendrier précis disponible des semaines à l’avance ».

Pour le camp Estrosi, sollicité par Rivieractu, il n’y a pas eu de volonté de décaler certains évènements pour qu’ils se déroulent pendant la campagne : « Vous vous doutez bien que ça n’est pas dans notre intérêt de faire traîner la mise en service de services attendus et utiles à tous les Niçois. Prenez seulement l’inauguration de l’arrivée du tramway au Port : on aurait évidemment bien aimé qu’elle se fasse plus tôt si cela avait été possible ! »

Quelle implication a l’équipe municipale dans la campagne?

Dans le courrier du Rassemblement national adressé au procureur de la République, document que nous avons pu consulter, Philippe Vardon pointe un autre « mélange des genres » : « Depuis des semaines, ses principaux adjoints arpentent la ville, tracts à la main, dans des opérations de porte-à-porte auprès des habitants pour vanter son bilan (…). Des membres du cabinet du maire ou des chargés de mission accompagnent d’ailleurs les élus lors de ces opérations, la confusion des genres régnant là aussi. » 

R.A.S. là encore pour le cabinet du maire : « Il n’y a rien de surprenant à ce que certains membres de l’équipe municipale soutiennent l’action menée. Les règles sont intangibles : lorsqu’ils manifestent ce soutien, en assistant à des réunions ou en participant à des opérations de tractage, ils le font sur leur temps libre, à titre d’activité bénévole qui relève de leur vie personnelle. »

Après les accusations de Philippe Vardon et cette triple saisine, Christian Estrosi et son équipe vont-ils modifier leur calendrier? « Pas du tout » dément-on du côté de l’Hôtel de ville. « La vie municipale ne s’arrête pas parce que la campagne de certains a commencé. Le maire est au travail, et il le sera jusqu’au bout. Et c’est le cas pour toute l’équipe qui l’entoure ».

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Voici les deux thématiques cruciales qui seront au coeur des municipales 2020

À un peu plus de trois mois des élections municipales, un sondage Odoxa commandé par franceinfo: détaille les principales attentes des administrés concernant leur prochain maire. Sans surprise, la protection de l’environnement et le maintien de la sécurité seront les principaux combats que devront mener les futurs élus.

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Une majorité de Français voient en leur maire un garant efficace de leur sécurité. Une information à mettre en lien avec la hausse perpétuelle du nombre de caméras de surveillance installées dans les différentes communes de l’Hexagone.  - Photo : Metronews Toulouse, à titre d'illustration.

MUNICIPALES 2020 — 77% des Français considèrent que « les maires ont le pouvoir d’agir efficacement sur la sécurité des biens et des personnes ». Le résultat des élections municipales (15 et 22 mars prochain) sont donc très attendus.

D’après un sondage réalisé par Odoxa, institut partenaire de France Info, de France Bleu et du journal Le Télégramme, les principales inquiétudes des Français concernent la sécurité et l’environnement, comme c’est notamment le cas à Nice.

Deux sujets essentiels qui sont présents dans respectivement 47 et 33% des réponses à ce sondage.

De plus en plus d’investissements pour la sécurité ?

Une majorité de Français voient en leur maire un garant efficace de leur sécurité. Une information à mettre en lien avec la hausse perpétuelle du nombre de caméras de surveillance installées dans les différentes communes de l’Hexagone.

88% des personnes interrogées sont aussi favorables au fait « d’autoriser les forces de l’ordre à pénétrer dans les halls d’immeubles. » 

Toujours d’après ce sondage, les administrés sont aussi sensibles à l’environnement : 77% d’entre eux pensent que « les maires ont le pouvoir d’agir sur l’environnement et la lutte contre la pollution. » 

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Municipale niçoise : 4 phrases fortes et propositions à retenir du discours inaugural de Patrick Allemand (PS)

Investi par le Parti socialiste et l’Union des démocrates et des écologistes (UDE), Patrick Allemand lançait ce jeudi 19 décembre sa campagne depuis son nouveau quartier général. Présent sur place, Rivieractu a sélectionné pour vous l’essentiel à retenir du discours.

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Photo : C.A. pour Rivieractu

1. « Nous sommes la gauche qui ne renonce pas »

Alors que le candidat est challengé par la liste de la gauche alternative Viva! le leader de l’opposition municipale a fait valoir son bilan.

« Nous ne sommes pas une opposition de salon » a-t-il répondu à ses détracteurs, faisant valoir qu’il a « voté contre » les projets de la majorité de droite « chaque fois que cela était nécessaire », contrairement « à certains communistes ou aux proches des Insoumis qui votent systématiquement avec Christian Estrosi. »

2. « Ce serait ça la vraie gauche ? »

Le début de son discours, résolument offensif, a pointé « ceux qui jugent sans avoir la légitimité pour le faire », votant contre leurs convictions « par peur de ne pas avoir d’argent pour refaire le pavage de leurs ruelles ».

« Et ce serait ça la vraie gauche ? » s’est-il interrogé, s’opposant à « celle qui s’aplatit devant le seigneur de la Métropole ».

« Ceux qui ce sont opposés à Christian Estrosi, sur la base des valeurs républicaines, c’est nous ! » a-t-il encore fait valoir, défendant plusieurs points de son action, déjà développés dans une interview récemment accordée à Rivieractu.

Pour finir sur le terrain de ses réponses aux attaques de Viva!, Patrick Allemand est revenu sur son soutien affiché à Emmanuel Macron en 2017. « Si je me suis trompé, c’est à vous que je dois le dire et certainement pas à cette caricature de tribunal populaire qui s’octroie le pouvoir de dire qui est de gauche et qui ne l’est pas ». Le message est passé.

3. « Nous allons changer la vie des parents d’élèves »

Première proposition concrète annoncée par Patrick Allemand : « toutes les écoles maternelles et primaires seront ouvertes de 7h30 à 18h30 » proposant ainsi un petit-déjeuner gratuit aux enfants le matin, et une garde en fin de journée.

« Ça change la vie » a-t-il défendu, souhaitant « mettre un terme au stress du matin et aux embouteillages ».

Deuxième idée : « nous allons ouvrir les cantines à tous les enfants dont les parents le souhaitent, y compris s’ils ne travaillent pas ou s’ils sont en recherche d’emploi ».

« Nous ne voulons plus qu’un enfant soit privé de cantine car le moment du repas est important pour l’enfant et sa socialisation » a développé le candidat.

4. Xavier Garcia confirmé comme numéro 3

« Merci à Xavier Garcia d’apporter le soutien des socialistes. Je l’annonce aujourd’hui publiquement pour qu’on n’y revienne plus, Xavier sera mon troisième de liste conformément à l’engagement que j’avais pris il y a des mois vis-à-vis de lui » a précisé Patrick Allemand.

« Ce ne sont pas les péripéties de l’automne qui me feront faire une entorse à la parole donnée » a-t-il ajouté, faisant référence à l’épisode où le patron des socialistes azuréens a voulu se présenter à sa place en septembre pour « garantir l’union de la gauche ». Tensions visiblement enterrées, donc.

« Ici, il n’y a pas de premier de cordée : il y a une équipe unie, solidaire, rassemblée, qui va étonner Nice » a conclu Patrick Allemand, « candidat pour tout faire pour que la grande alternance, attendue depuis plus de soixante ans à Nice, se produise enfin ».

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