Restons en contact !

Extrême Sud

« Pires heures de notre histoire »: à Fréjus, David Rachline (RN) décrète un couvre-feu pour les mineurs

Publié

le

"Pires heures de notre histoire":  à Fréjus, David Rachline (RN) décrète un couvre-feu pour les mineurs
« Cette idée de couvre-feu n’a pas lieu d’être, cela nous rappelle les pires heures de notre histoire » affirme une opposante / Photo: capture écran France 2

Le maire RN de Fréjus David Rachline a interdit par arrêté la circulation nocturne des mineurs à proximité d’un centre de vacances qui héberge des migrants sous l’égide de l’Etat.

RÉGION SUD — L’arrêté interdit « la circulation des mineurs non accompagnés par une personne majeure du 1er octobre 2019 au 31 janvier 2020, de 22 heures et 6 heures du matin, lorsque cette circulation nocturne est de nature à porter atteinte au bon ordre, à la tranquillité ou à la sécurité publiques ».

Municipales : Le candidat RN avait incendié des boucheries halal

Le couvre-feu s’applique dans un périmètre défini autour du centre qui accueille 35 mineurs étrangers isolés.

« Stigmatisation »

Le maire RN David Rachline défend cette mesure en affirmant notamment qu’un « certain nombre d’actes délictueux et de troubles à l’ordre public (ont été commis) concomitamment à l’arrivée […] de migrants mineurs non accompagnés, placés sur demande de l’Etat par le conseil départemental du Var, sans concertation avec la Ville. »

« C’est vrai qu’il y a eu une bagarre impliquant deux jeunes migrants qui depuis ont été changés de centre, mais ce n’est pas une raison pour les stigmatiser ainsi », dénonce auprès de l’AFP Marie-José De Azevedo, présidente du Forum Républicain, une association créée en 2014 après l’élection de David Rachline à la municipalité.

« Cette idée de couvre-feu n’a pas lieu d’être, cela nous rappelle les pires heures de notre histoire », ajoute cette opposante.

[Source : AFP]


Commentaires suspendus

Notre sujet, c'est vous. Mordant et malicieux, passionné mais pas naïf, engagé mais pas militant : Rivieractu est un magazine de société sur la Côte d'Azur.

Lire la suite
Publicité
Commentez cette news

Réagir

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Christian Estrosi

Municipales : à Nice, la droite dure en quête d’incarnation pour contrer Estrosi

Le retrait d’Éric Ciotti de la municipale niçoise a laissé un vide à la droite de la droite, celle qui trouve Christian Estrosi trop modéré et Philippe Vardon (RN) trop sulfureux.

Publié

le

Rédigé par

Christian Estrosi, donné gagnant dès le premier tour de l'élection par les sondages, ou en tout cas solide favori, ne devrait pas s'inquiéter outre-mesure des manoeuvres engagées sur sa droite. Photo : LR

POLITIQUE — Christian Estrosi l’a mise à la porte, elle pourrait revenir par la fenêtre ! Vous ne connaissez pas Christelle d’Intorni? L’hypothèse de sa candidature fait pourtant la Une de Nice-Matin ce mardi 17 décembre.

Elle est aujourd’hui en très mauvais termes avec le maire, qui l’a virée du groupe majoritaire au conseil régional il y a quelques années.

L’élue métropolitaine songerait sérieusement à se lancer dans la course à la mairie pour récupérer un électorat rendu orphelin par le retrait de la course d’Éric Ciotti en novembre: celui de la droite dure niçoise.

Municipales : à Nice, la droite dure en quête d'incarnation pour contrer Estrosi
Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes, et Christian Estrosi, maire de Nice. Photo : LR

Une droite qui trouve le maire sortant trop « Macron-compatible » et Philippe Vardon pas assez fréquentable, elle veut moins d’impôts et plus de sécurité, plus de fermeté.

Il suffit de discuter un peu avec les ciottistes convaincus pour se rendre compte que la haine reste tenace. « Plutôt voter communistes qu’Estrosi ! » lance l’un d’eux. Radical.

Benoît Kandel, lorgnerait également la place. Plutôt… tranché dans ses prises de positions, il avait demandé en septembre des « sanctions pénales » contre les « parents défaillants » qui disent ne pas avoir les moyens d’envoyer leurs enfants à l’école avec un petit-déjeuner dans le ventre . La sortie avait consterné à-peu-près tout le conseil municipal.

Christian Estrosi, donné gagnant dès le premier tour de l’élection par les sondages, ou en tout cas solide favori, ne devrait pas s’inquiéter outre-mesure des manoeuvres engagées sur sa droite.

Lire la suite

À la une

À Nice, cet incendiaire «Journal des municipales» qui cache bien son jeu

L’équipe de campagne de Philippe Vardon lance, sans l’assumer, un tabloïd dénigrant la municipalité et les autres candidats à l’élection niçoise, au mépris de toute transparence et des standards journalistiques.

Publié

le

Rédigé par

Une du "JDM" en octobre 2019. Montage Rivieractu

DÉCRYPTAGE — Un nouveau journal gratuit à Nice, super !

En plus de CNews et de 20 minutes, les Niçois peuvent depuis quelques jours découvrir un autre titre, Le journal des municipales, pour ne rien rater de la campagne qui s’ouvre.

Sauf que cette nouvelle publication relève plus de la propagande électorale que d’un réel travail journalistique, avec des procédés qui ne relèvent pas du plus grand respect de la déontologie.

Le journal est distribué un peu partout dans Nice ces derniers jours, près du tram’ ou dans les bars de la ville.

🗞 Le Journal des municipales était distribué ce matin dans toute la ville.

A la Une de ce premier numéro :
👉 #Estrosi, 12 ans déjà, le VRAI bilan !

A retrouver en ligne ici ➡️ https://t.co/s1KDFhLLWM#Nice06 #Municipales2020 pic.twitter.com/oBGsm677KD

— 🗞Le journal des municipales (@JDM_Nice2020) October 29, 2019

A la Une pour son premier numéro, le JDM se propose de tirer le « vrai bilan » de Christian Estrosi, entre une « dette hors contrôle (sic) », des « compromissions avec l’islamisme » et une « ville qui perd son âme ». Vaste programme.

Dans cette période où nombre d’élections ont été marquées par les « fake-news » (Trump aux États-Unis, le Brexit, la présidentielle française de 2017, entre autres), les lecteurs veulent de plus en plus, légitimement, savoir qui écrit dans les journaux qu’ils lisent, qui les dirigent, qui les financent, et comment tout cela est organisé.

Pour le JDM, il faut avoir de bons yeux. Les articles, même quand ils expriment un parti-pris, ne sont pas signés.

Il n’y a pas non plus de directeur de la publication d’indiqué, ce qui est pourtant une obligation légale pour tout « journal »… mais le JDM n’en est peut-être pas réellement un.

Même si on ne trouve aucun nom, on peut voir, perdu en bas et en tout petits caractères (p.7) la mention « ce Journal des Municipales est édité par l’AFEPV2020 dans le cadre des élections municipales à Nice ».

Un sigle barbare vu comme ça, qui signifie tout simplement… « Association de financement électoral Philippe Vardon 2020 ».

Ce vrai-faux journal aux allures de prospectus politique est donc financé directement par le fonds de soutien à la campagne du candidat Rassemblement national Philippe Vardon, sans que son lecteur n’en soit réellement informé.

 

Maintenant que les présentations sont faites, de quoi parle-t-il, ce Journal des municipales ?

Dans ses premières pages, le JDM (consultable en ligne ici) propose des « brèves de campagne », qui, en résumé, servent à balancer des tacles à tous les candidats sauf à… Philippe Vardon.

Christian Estrosi, englué dans les dysfonctionnements du nouveau schéma des transports publics ferait une « rentrée dans le chaos », les socialistes « dans la division », rentrée difficile aussi pour Cédric Roussel, le député « élu par accident en 2017″…

Au milieu de ce paysage apocalyptique, une jolie photo du candidat RN et des tirades dithyrambiques qui feraient passer les journaux de la Corée du Nord pour le Washington Post.

« Vardon multiplie les initiatives (…) et les succès », il « crée l’évènement »… N’en jetez plus, la cour est pleine.

Le JDM avance masqué

Là encore, si la presse engagée (ou d’opinion) ne pose aucun problème et relève de la tradition en France, le JDM avance masqué en ne précisant pas que la publication n’est pas un vrai journal, en ne signant rien, en n’avertissant pas sur la nature de son financement politique, et en présentant des informations sans contradicteurs, parfois réelles mais toujours orientées.

« Le journal s’inscrit dans une dimension journalistique tant dans la forme que dans le fond, s’attachant à la rigueur de l’information et des sources. Il est appuyé par une équipe de journalistes et d’anciens journalistes » défend auprès de Rivieractu l’équipe de campagne du candidat RN.

Les standards de la profession ne sont pourtant pas non plus respectés concernant l’iconographie. Si Philippe Vardon est présenté sous son meilleur jour, les choix de photos de ses opposants sont plus discutables.

Là encore, un biais pernicieux pour discréditer l’adversaire.

ENQUÊTE. À Nice, cet incendiaire "Journal des municipales" qui cache bien son jeu

Le Journal des municipales égrène ensuite dans un long dossier consacré à la municipalité Estrosi une série de reproches… sans aucun équilibre.

Là encore, pas de respect des codes journalistiques, puisque tout est présenté à charge et que personne du côté de la Ville n’a semble-t-il été invité à donner son point de vue ou à se défendre dans les colonnes du « journal ».

Le JDM liste donc les « territoires perdus de Nice » (Les Moulins, L’Ariane, Vernier-Trachel, entre autres), marqués par les « trafics en tout genre » et le « prosélytisme jihadiste (sic) ». Dans cet article-ci, visiblement aucun travail de terrain, pas de témoignages d’habitants, de policiers, de la municipalité… rien.

 

Des « experts » très orientés

Comme tout bon journal, la publication qui nous intéresse interviewe des experts pour décrypter des sujets complexes.

Sauf que là encore, ça coince.

Pour dénoncer la gestion des deniers publics de Christian Estrosi (celle d’Eric Ciotti au département est elle aussi pointée du doigt au fil des pages), on trouve un entretien avec Robert Ripoll, présenté comme un « expert comptable » ayant exercé « des responsabilités syndicales départementales ».

Au delà du fait que cet interview ne décrypte pas grand-chose, le JDM ne précise pas du tout que ce fameux Robert Ripoll a été nommé patron du Front national à Nice en 2014. On fait plus indépendant, comme expert des comptes publics.

Un autre article reprend l’accusation de Philippe Vardon selon laquelle la Ville cautionnerait et hébergerait des mosquées radicales.

Des mosquées radicales sciemment hébergées par la Ville?

Abdelkader Sadouni, présenté dans un article comme un « imam radical du quartier des Moulins » (et dont le lieu de travail a été pris en photo et l’adresse publiée) « se réserve le droit d’agir et de saisir la justice », d’après une communication publiée sur Facebook.

Dans un communiqué, le conseiller municipal de la majorité Gaël Nofri a dénoncé un « matraquage de désinformations, de contre-vérités et de caricatures ».

Gael Nofri Philippe Vardon et Jean d’Alembert ne sont pas dans un bateau mais dans ce communiqué à propos du « Journal des Municipales » distribué par le #RN à Nice #Nice06 pic.twitter.com/ggNUDndCrv

— Nice Actualités NRV 😎🦇 (@actualites_nrv) October 30, 2019

Anthony Borré, le directeur de cabinet de Christian Estrosi, a dénoncé une « fake campagne » dans la foulée de la publication de notre enquête.

A la manière du « tabloïd trash » publié par le maire de Béziers Robert Ménard, le « JDM » azuréen présente lui aussi toutes ses infos sur un ton sensationnaliste et orienté.

Aux États-Unis, on assiste également à un développement de sites Internet qui se présentent comme des médias d’investigation et d’information locale, alors qu’ils sont créés pour diffuser une vision d’extrême-droite de la société sans rien respecter du travail des journalistes (lire à ce sujet cette enquête de Politico, en anglais).

MÀJ 01/11 : Ajout des précisions de Philippe Vardon

Lire la suite

Extrême Sud

« La Qatar n’est pas qu’une menace »: La Région Sud PACA refuse de rompre sa relation avec l’émirat

Publié

le

Rédigé par

La Région Sud PACA refuse de rompre sa relation avec le Qatar, qui "n’est pas qu’une menace"
Photo : LR / Juanedc / Flickr

Le Rassemblement national a réclamé l’abandon du renforcement des relations entre la Région Sud et le Qatar, estimant que soutenir ce « grand sponsor de l’islamisme est purement irresponsable ». L’exécutif régional a rappelé son action contre le terrorisme et insisté sur le fait que « le Qatar représente au contraire une série d’opportunités ».

RÉGION — C’est une rencontre « gravissime » pour Philippe Vardon. Le conseiller régional RN n’a pas du tout apprécié la réunion de travail organisée entre Renaud Muselier et l’ambassadeur du Qatar en France, le 28 septembre dernier.

Très heureux de recevoir à l’hôtel de Région l’Ambassadeur du #Qatar en #France 🇫🇷 pour travailler au renforcement de la coopération entre son pays et @MaRegionSud.
Monsieur l’Ambassadeur a également tenu à rendre hommage au Président #Chirac sur nos registres de condoléances. pic.twitter.com/uDIqcql59w

— Renaud Muselier (@RenaudMuselier) September 28, 2019

Fin septembre, le président de la Région recevait l’ambassadeur du Qatar en France, « pour travailler au renforcement de la coopération entre son pays et la Région Sud ». Philippe Vardon a dans la foulée déposé une motion pour demander la rupture de ces relations ce mercredi 16 octobre.

La « situation des droits de l’Homme »

Pendant la séance du conseil régional, l’élu RN a dénoncé « la situation des droits de l’homme et des libertés individuelles dans ce pays ».

Une position qui peut être surprenante vu les liens politiques et stratégiques qui existent entre le parti d’extrême-droite et la Russie de Vladimir Poutine par exemple, classée 144ème sur 167 dans l’indice 2016 des démocraties.

Philippe Vardon a ensuite cité deux ouvrages signés des journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot. D’abord « Nos chers émirs », qui accuse le Qatar d’avoir « acheté une partie de la classe politique française », et « Qatar Papers », qui traite de « l’influence exercée par l’Emirat en Europe et à travers l’ONG Qatar Charity, qui a investi pas moins de 30 millions d’euros dans la construction de mosquées ». Lieux de cultes qui auraient été développés pour « renforcer l’islam politique ».

« Dans une région touchée de plein fouet par le développement de l’islam radical, qui a vu tant de départ pour le djihad, en Irak et en Syrie, dans une région dont de très nombreuses mosquées diffusent l’idéologie des Frères Musulmans, dans une région où le terrorisme a frappé si durement, je considère que ce ‘renforcement de la coopération’ avec ce pays qui est un grand sponsor de l’islamisme, est purement irresponsable » a estimé le conseiller régional.

« Quel est le message que nous envoyons, dans notre région, à notre jeunesse, mais aussi sur le plan international ? Je crois que cet islamisme se nourrit de tous ces compromis et de toutes ces compromissions » s’est-il encore interrogé.

La Région doit mettre fin à toute coopération avec le #Qatar, pays sponsor de l’islamisme.#CRPACA pic.twitter.com/8NBhNdSTO1

— Rassemblement National PACA (@rn_paca) October 16, 2019

« Vous devriez avoir honte »

La motion qu’il a ensuite demandé pour suspendre ces relations a été rejetée.

La vice-présidente de région Caroline Pozmentier a, en réponse, dénoncé une « récupération indécente » à cinq mois des élections municipales auxquelles Vardon est candidat. « Vous devriez avoir honte, vous frôlez l’ignorance », a-t-elle également lancé, citée par Valeurs actuelles. « Nous n’avons pas à apporter la preuve du camp auquel la majorité régionale appartient ».

Pour l’exécutif régional, la rencontre entre le président Muselier et l’ambassadeur qatari s’inscrit dans une relation « franco-qatarienne, voire euro-qatarienne ».

« Le Qatar est une nation qui a de la ressource et qui mérite que nous y prêtions considération », a encore défendu Caroline Pozmentier, avant de conclure : « Alors non, le Qatar n’est pas qu’une menace, il représente au contraire une série d’opportunités. »

Lire la suite

🔥 C’est populaire