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France

Nicolas Sarkozy sera bien le premier président de la République à être jugé pour corruption

En 2017, le Parquet national financier avait comparé les méthodes de l’ancien chef de l’État à « celles d’un délinquant chevronné »

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Photo : LR

Des années qu’il essayait d’y échapper, par tous les recours possibles. Mais raté, Nicolas Sarkozy sera bien jugé pour « corruption » du 5 au 22 octobre prochain, sur décision du tribunal correctionnel de Paris.

L’ancien président est mis en cause dans l’affaire des « écoutes ».

Il est ainsi soupçonné d’avoir tenté d’obtenir en 2014, via son avocat Thierry Herzog, des informations secrètes auprès de l’ex-haut magistrat Gilbert Azibert dans une procédure concernant la saisie de ses agendas dans le cadre de l’affaire Bettencourt, en échange d’un un poste à Monaco.

Le procès se tiendra donc en octobre devant la 32ème chambre correctionnelle, après une audience intermédiaire fixée au 17 juin prochain.

Un procès pour « corruption » et « trafic d’influence »

Jamais un ancien président de la Ve République avait été jugé pour « corruption ».

La Cour de cassation avait rejeté en juin les derniers recours formés par l’ancien chef de l’Etat.

Nicolas Sarkozy doit également être jugé dans les prochains mois pour « financement illégal » de sa campagne de 2012 dans l’affaire Bygmalion. On ne connaît pas encore les dates de ce second procès.

Les juges ont ordonné en mars 2018 un procès pour « corruption » et « trafic d’influence » conformément aux réquisitions du Parquet national financier (PNF).

Dans son réquisitoire d’octobre 2017, le Parquet national financier (PNF) avait comparé les méthodes de Nicolas Sarkozy à celles d’« un délinquant chevronné » et dénoncé ses tentatives pour « paralyser » l’instruction.

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France

Édouard Philippe tacle « les manifestations » qui ne comptent pas « face aux élections »

Dit-il, venant soutenir un candidat donné largement perdant

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Édouard Philippe
Photo : Jacques Paquier

FRANCE — Le « nouveau monde » ne mise toujours pas sur l’apaisement. Le Premier ministre, Édouard Philippe, a considéré mardi que « ce qui compte vraiment pour choisir les représentants, ce sont les suffrages », et non « les manifestants », lors d’un meeting du candidat LREM à la mairie de Metz.


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Tacle au passage pour les chaînes d’info

Après de longues semaines de mouvements sociaux, consécutifs au débat sur le projet de réforme des retraites rejeté par une large majorité de Français, la sortie ne devrait pas passer inaperçue.

« Dans une démocratie, on ne compte pas les décibels, on ne compte pas les manifestants. On peut, mais ce qui compte vraiment pour choisir les représentants, ce sont les suffrages », a-t-il encore lâché.

« Notre responsabilité, c’est de bien rappeler à ceux qui vont voter les 15 et 22 mars que leur vote est l’élément essentiel du choix démocratique, beaucoup plus que les sondages, que les commentaires, que les éditoriaux, que les chaînes d’information en continu », a encore tonné le Premier ministre.

M. Philippe venait à Metz soutenir le candidat LREM dans le chef-lieu de la Moselle, Richard Lioger, donné perdant dans les sondages.

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France

Contre le « séparatisme islamiste », le plan de Macron pour une « reconquête républicaine »

Le président commence cette semaine à dévoiler sa stratégie de lutte contre « le séparatisme » et le radicalisme islamiste, en se rendant ce mardi 18 février à Mulhouse à la rencontre des forces de l’ordre et des associations

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Photo : Jacques Pacquier

POLITIQUE — Le président veut faire de la lutte contre l’islam radical l’un de ses axes de campagne pour 2022. Et cela commence dès cette semaine.

Il est attendu mardi à Mulhouse, dans le quartier de Bourtzwiller qui « concentre un certain nombre de problématiques », comme la pauvreté ou la délinquance, et « où la République doit réaffirmer sa présence », selon l’Élysée, cité par l’AFP.

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Emmanuel Macron a prévu d’assister à un point de situation avec les forces de l’ordre, puis à une table-ronde avec des représentants d’associations sociales, culturelles, religieuses ou sportives.

Il devrait ensuite faire une déclaration publique, accompagné du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, du secrétaire d’Etat Laurent Nuñez, de Gabriel Attal (Jeunesse) et de Roxana Maracineanu (Sports).

Cette visite de terrain lui donnera l’occasion d’aborder les deux grands piliers de son plan.

Plan en 25 « actions »

Le premier, coercitif, avec « la lutte contre le repli communautarisme, le séparatisme islamiste et le radicalisme ».

Il s’agit de cas comme les écoles hors contrat « qui ne respectent pas les principes républicains », les jeunes filles non scolarisées, la séparation hommes-femmes dans les piscines, le censure de films ou de spectacles, associations culturelles qui deviennent religieuses, selon une source gouvernementale, toujours auprès de l’AFP.

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Il présentera aussi un volet positif de « reconquête républicaine des quartiers qui en ont besoin » en terme de services publics, de culture, d’équipements sportifs, pour que les habitants ne soient pas tentés d’aller vers des « circuits parallèles ».

Au total, la stratégie du gouvernement devrait s’appuyer sur quelque 25 actions, selon un document de travail datant de janvier et dévoilé par Le Point ce week-end.

Pas de prise de position sur le voile

Le chef de l’État devrait annoncer des initiatives pour l’organisation d’un « islam de France », notamment la formation des imams et le financement des lieux de culte par des pays étrangers.

« Le président de la République ne souhaite en revanche pas aller sur le terrain du voile, qui divise sa majorité et sur lequel le Rassemblement national nous a provoqué », selon une source gouvernementale.

La droite appelle depuis des mois Emmanuel Macron à faire preuve de plus de fermeté sur ce dossier. « On est en train de perdre le combat contre l’islamisme », affirme dimanche dans le JDD le chef de file LR du Sénat Bruno Retailleau pour qui, « bientôt, il sera trop tard ».

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Présidentielle 2022: Trois quarts des Français rejettent (déjà) les candidats probables

…et 80% sont opposés à un nouveau second tour Emmanuel Macron vs. Marine Le Pen

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Photos : Jacques Pacquier / Parlement européen / montage Rivieractu

POLITIQUE — Les Français rejettent en bloc l’hypothèse d’un nouveau duel Macron/Le Pen en 2022.

Près de trois sur quatre ne sont pas satisfaits non plus de l’offre politique actuelle en vue de la présidentielle, selon un sondage Elabe diffusé ce mercredi 12 février.


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« Aucune personnalité politique française » ne convient actuellement à 72% des personnes interrogées dans la perspective de l’élection.

Un duel, jugé « probable »,  entre le président de la République et la patronne du Rassemblement national est massivement rejeté par… 80% des Français.

Qu’attendent les électeurs?

Environ quatre Français sur dix attendent d’un candidat à la présidentielle qu’il ait été un responsable politique (43%) ou ait exercé des responsabilités associatives (37%).

Un quart (24%) attendent au contraire qu’il n’ait « jamais fait de politique ».

L’honnêteté serait la qualité la plus attendue du chef de l’Etat (71%), avant d’être à « l’écoute des Français » (67%), une attente en hausse de 13 points par rapport à une précédente enquête d’avril 2016.


Enquête réalisée en ligne les 11 et 12 février auprès de 1.002 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

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