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Féminisme

Nice a maintenant son « école Simone Veil »

Le groupe scolaire des Baumettes a adopté le nom de l’ancienne ministre de la Santé, notamment à l’initiative de la loi dépénalisant le recours à l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

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Photo : Claude TRUONG-NGOC

NICE — Le conseil municipal de Nice et le conseil d’école ont adopté à l’unanimité en octobre 2019 ce nouveau nom afin de transmettre aux écoliers niçois « toutes les valeurs d’humanité, de partage et de tolérance d’une des femmes les plus illustres du XXe siècle ». Son portrait a été graphé sur l’un des murs de la cour d’école par l’artiste Otom.

Ce mardi matin, le groupe scolaire du 24-26 rue Dante à Nice, a ainsi été rebaptisé « Simone-Veil – Baumettes », au coeur d’un quartier où la « grande dame » a vécu dans son enfance.

Dans la cour intérieure, les enfants ont réalisé une exposition en son honneur. Simone Veil est née à Nice en 1927, a été déportée au camp d’Auschwitz en 1944, avant de devenir bien des années plus tard ministre de la Santé du président Valéry Giscard d’Estaing.

Son texte sur l’IVG, qui sera ensuite couramment désigné comme la « loi Veil », a fait d’elle une icône de la lutte contre la discrimination des femmes en France.

Dans cette vie romanesque, elle a également occupé une place importante dans la construction européenne.

Diplômé de l'EDJ Nice, promotion Marc-Olivier Fogiel (journalisme/informations générales). Enquêtes et articles société chez Nice-Matin, Var-matin et Monaco-matin 2018-2019. Commentateur invité chez L'Obs de 2014 à 2016 (extrême-droite, médias). Contact: clement@rivieractu.com

Féminisme

Égalité salariale femmes/hommes : le classement catastrophique de la France

La France occupe la 127e place (sur 153 pays) en matière d’égalité salariale entre les hommes et les femmes, d’après le rapport annuel du Forum économique mondial sur la parité.

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Photo : Jeanne Menjoulet

INÉGALITÉS — Une place consternante. La France semble bien se maintenir dans le classement général en matière d’égalité des genre. 15ème, elle perd trois places en un an, se plaçant derrière le Danemark et devant les Philippines…

Sauf que si on lit le rapport dans le détail, on découvre que cette place dans le top 20 cache certains indicateurs pas franchement réjouissants pour l’Hexagone : si notre pays s’en sort bien en matière d’éducation (dans le top 5), il reste très en retard dans le domaine de la “participation et des opportunités économiques” (65e), en particulier concernant les salaires, où on n’atteint… que la 127e place, sur 153!

Au sommet du classement des pays où l’écart des revenus entre les femmes et les hommes est le plus réduit, on trouve l’Islande, qui a institué en 2018 une obligation de stricte d’égalité dans les rémunérations, suivie par le Burundi, l’Albanie, l’Algérie et les Philippines.

“Cette réalité présente deux défis majeurs pour les dirigeants qui ont l’intention de s’attaquer à l’avenir aux inégalités entre les sexes. Le premier défi, le plus évident, c’est qu’il faut faire davantage pour doter les femmes des compétences nécessaires aux emplois les plus en demande. Le second est peut-être plus complexe. En effet, selon nos données, même lorsque les femmes détiennent les compétences recherchées, elles ne sont pas toujours représentées de manière paritaire”, observe le WEF.

L’étude préconise trois“axes stratégiques” pour enfin atteindre l’égalité au travail: “veiller à ce que les femmes soient dotées en priorité – par la formation ou la requalification – de compétences techniques innovantes ; assurer un suivi en améliorant la diversification des recrutements ; et créer une culture de travail inclusive.”

Source : Rapport WEF

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Féminisme

5 chiffres pour comprendre l’étendue des violences faites aux femmes dans le monde

À l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence faites aux femmes, l’ONU poursuit sa campagne d’action mondiale «Orangez le monde» et publie des chiffres alarmants sur la situation.

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2019-11-23 – Manifestation #Noustoutes-11 / Photo : PS

SOCIÉTÉ — Un fléau mondial qui ne cesse de faire couler de l’encre mais surtout, du sang.

Le sang de la honte, de l’impunité et du silence qui règnent autour des 138 féminicides commis depuis le début de l’année 2019. On fait le point avec 5 chiffres qui permettent d’appréhender, en partie, l’étendue des violences faites aux femmes dans le monde.

1 femme sur 3 dans le monde a subi des violences physiques et/ou sexuelles à un moment donné de sa vie, le plus souvent de la part d’un partenaire intime.

1 sur 2 a été assassinée par son partenaire ou par des membres de la famille de ce dernier dans le monde en 2017.

71% des victimes de la traite des êtres humains dans le monde sont des femmes et des filles, exploitées sexuellement pour les trois quarts d’entre elles.

Seulement 52% des femmes mariées ou en union prennent librement leurs propres décisions concernant leurs relations sexuelles, y compris pour l’utilisation de contraceptifs et des soins de santé.

Près de 750 millions de femmes et de filles dans le monde étaient mariées avant leur 18ème anniversaire et plus de 200 millions d’entre elles ont subi une mutilation génitale féminine.

Les victimes continuent ainsi de prendre perpétuité à la place de leurs bourreaux. Pour participer à la campagne de l’ONU sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont repris les hashtags #orangezlemonde et #GénérationÉgalité.

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👇🏼 👉🏿aucune excuse👈🏾 👈🏽
👉🏼vraiment aucune excuse👈🏽
👉🏼👉🏽👉🏽 ne justifie👈🏽 👈🏽👈🏼
👉🏼la violence à l’égard des👈🏽
👉🏿enfants et des femmes👈🏼
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— UNICEF Sénégal (@unicefsenegal) November 25, 2019

 

1 femme sur 3 dans le monde est victime de violence au cours de sa vie : la journée internationale pour l’élimination de la #violence à l’égard des #femmes nous rappelle l’urgence de briser le silence et de lutter chaque jour contre ce fléau #OrangezLeMonde #25novembre pic.twitter.com/RBIRW3hk9l

— Sylvie Brunet (@syl_brunet) November 25, 2019

 

On ne peut mettre fin en 16 jours aux violences faites aux femmes. Mais nous pouvons, durant les 16 jours d’activisme convaincre le plus grand nombre, pour que tous s’engagent afin de combattre chaque jour la culture du viol. #Orangezlemonde #GenerationEgalite @roajelfbenin pic.twitter.com/SxevOqjAzp

— Moutairou Chiarath (@MChiarath) November 25, 2019

 

Amis, famille, collègues, voisins, nous sommes tous concernés par la violence à l’égard des femmes.

Les victimes ou leurs proches peuvent contacter le numéro gratuit 3919. #OrangezLeMonde #25novembre #NousToutes #ViolencesFaitesAuxFemmes pic.twitter.com/R8CqR96tCw

— Terry DAIGREMONT (@TerryDaigremont) November 25, 2019

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Féminisme

138 femmes tuées : le gouvernement présente ses mesures contre les féminicides

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Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes / Photo : UN Women

Hébergement des victimes, « prise en charge » des hommes violents… le premier ministre Edouard Philippe et la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa ont présenté ce lundi 25 novembre les mesures issues du Grenelle des violences conjugales. 

SOCIÉTÉ — L’annonce était très attendue, deux jours après la manifestation #NousToutes contre les violences sexistes et sexuelles qui a rassemblé 49.000 personnes à Paris.

« Nous pouvons changer les comportements, nous allons le faire », a insisté depuis Matignon le Premier ministre, qui a parlé d’une « faillite collective » sur ce sujet.

« L’emprise » dans la loi

Il s’agira notamment de « mieux définir dans notre droit ce que recouvre le terme de violences », en créant une « nouvelle circonstance aggravante pour les auteurs de violences dans le cas de harcèlement ayant conduit au suicide », ou en inscrivant dans la loi la notion d’« emprise » psychologique, qui « prépare souvent la violence physique », a ainsi détaillé Edouard Philippe.

Il a également confirmé la volonté du gouvernement d’assouplir le secret médical, afin d’encourager les professionnels de santé à signaler les faits de violences dans « des cas très stricts, encadrés les cas d’urgence absolue ou il existe un risque de renouvellement de violence ».

Merci de tout cœur à toutes les personnes engagées qui ont participé au #GrenelleViolencesConjugales pour mieux protéger les femmes.
Nous avons pu compter sur vous, je voudrais vous dire que vous pouvez compter sur nous pour #NeRienLaisserPasser ! pic.twitter.com/goUhJ3t3RI

— 🇫🇷 MarleneSchiappa (@MarleneSchiappa) November 25, 2019

Le Premier ministre a aussi annoncé la présentation en janvier 2020 d’un texte au Parlement afin de « suspendre l’autorité parentale » des parents auteurs de violence.

Le gouvernement a annoncé la création de « 1 000 nouvelles solutions » d’hébergement d’urgence pour les victimes disponibles en janvier 2020, et souhaite encourager l’ouverture de centres de prise en charge des hommes violents. « Ce devrait être à l’auteur des violences de [quitter le domicile], pas à sa victime », a-t-il souligné.

Les enseignants devront suivre une « formation obligatoire » sur l’égalité  et les personnels des établissements pourront utiliser « un formulaire unique de signalement » pour les enfants témoins de violences conjugales.

Vos pancartres, entre autres choses, nous ont fait rire et nous on fait pleurer. 💜✊🏿✊🏽✊🏻#NousToutes pic.twitter.com/UZoxwhdpH0

— #NousToutes (@NousToutesOrg) November 24, 2019

Le gouvernement assure que « plus d’un milliard d’euros » est alloué à l’ensemble des actions pour l’égalité entre les femmes et les hommes, « dont 360 millions sur la lutte contre les violences faites aux femmes » sur un an.

138 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ancien compagnon depuis le début de l’année 2019, selon le décompte du collectif Féminicides par compagnon ou ex. L’AFP a elle recensé « au moins 117 femmes » tuées par leur conjoint ou ex-conjoint sur cette période.

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