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Emmanuel Macron

Municipales: Voici comment le gouvernement souhaite contrer les listes communautaires

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Municipales: Voici comment le gouvernement souhaite contrer les listes communautaires
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Emmanuel Macron s’est opposé ce lundi 19 novembre à l’interdiction des listes communautaires aux municipales de mars, dans un discours devant le Congrès des maires de France. Mais le gouvernement a des idées pour agir contre ces formations.

MUNICIPALES 2020 — Contre « l’islam politique » et ceux qui ont « un projet de séparation d’avec la République », le chef de l’Etat a affirmé que le gouvernement a en tête « des actions nouvelles et concrètes pour les prochaines semaines ».

« Il ne s’agit pas de proclamer l’interdiction pour régler le problème », a-t-il dit, soulignant la difficulté de les identifier : « Comment définirait-on les listes communautaires ? Qui en serait le juge ? Selon quels critères ? La vie politique est ainsi faite que les choses peuvent changer. Nous avons des règles claires, faut-il ici les bousculer parce que les esprits s’échauffent ? Je nous appelle collectivement à la prudence ».

L’interdiction était soutenue par certains élus LR, RN et à gauche.

Contrôles accrus, révocations durcies

Concrètement, le gouvernement ne compte pas empêcher les listes dites « communautaires » de se présenter, mais plutôt, si jamais elles gagnaient une élection, de pratiquer une politique communautariste.

La vigilance de l’Etat se portera donc sur les décisions que pourraient prendre des élus, comme l’a expliqué auprès l’AFP Sébastien Lecornu, le ministre chargé des Collectivités : « Quand nous avons un doute, le contrôle de légalité du préfet sur leurs actes doit être revisité et être plus systématique ».

En donnant trois exemples : l’octroi de subventions, en vérifiant qu’elles ne sont pas en la faveur d’associations communautaristes ; l’organisation des services publics communaux comme des horaires différenciés à la piscine pour femmes et hommes, les repas dans les cantines scolaires ; les pouvoirs de police du maire, afin de vérifier que leur usage se fait bien au nom d’un trouble à l’ordre public et non pas pour des raisons communautaristes, comme l’interdiction d’un spectacle.

Les procédures de suspension et de révocation des maires et adjoints pourront également être précisées et durcies.

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