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Municipales 2020

Municipales 2020 : À Nice, la gauche sur l’autoroute du fiasco?

Empêtrée dans des conflits d’appareil bien loin de la hauteur des enjeux, la gauche niçoise s’est fragmentée en plusieurs listes qui recueillent des résultats consternants dans un dernier sondage. Le risque d’une élimination du prochain conseil municipal est désormais plus qu’évident.

Photo : Hadrien Acaldi pour Rivieractu

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MUNICIPALES 2020 — Christian Estrosi ne pouvait pas rêver mieux ! À trois mois de l’élection, non seulement la gauche niçoise s’est divisée en plusieurs listes, mais ses leaders ont sauté dans la boue depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux. De son côté, le maire sortant peut se montrer confiant, avec des enquêtes d’opinion qui le donnent gagnant dès le premier tour et un bilan salué par près de 80% des Niçois…

Règlements de comptes sur plusieurs années, accusations de trahison,… les tweets assassins fusent depuis quelques temps. Et bim, que Patrick Allemand attaque les Insoumis au sujet des propos de Mélenchon sur les Juifs (grande urgence niçoise du moment, à n’en pas douter !), et bam que le PCF lui lance qu’« après quarante ans de mandats il est temps de partir », et boom « tu n’as plus de crédibilité et de légitimé, tu as été douze ans une opposition de façade » enfonce un membre de la liste Viva!…
Affligeant spectacle de cour de récréation où tout le monde veut prendre la place du délégué de classe sans plus s’illustrer que par des anathèmes bien loin des vrais enjeux.

Le 17 octobre, à l’occasion d’un sondage commandé par nos confrères de Nice-Matin, nous soulignions qu’un rassemblement des écologistes et de la gauche permettrait d’améliorer de deux à trois points le score de la liste PS-EELV-PRG-MRC menée par Patrick Allemand en 2014 (15,25 % au premier tour).

Cette liste obtiendrait 18% dans une configuration Estrosi (LR) face à Vardon (21%) et les autres listes.

Sauf que, depuis, les écologistes sont partis faire cavalier seul. Et est arrivée Viva!, la liste des collectifs niçois (Nice à Vélo, Tous citoyens, etc) soutenue notamment par les Insoumis et les communistes.

Dans une dernière enquête d’opinion publiée par CNews, la liste PS de Patrick Allemand n’atteindrait pas les 10% nécessaires pour passer le premier tour, avec seulement 7%. Idem pour Viva!, avec 6%. (Les écolos, qui ont viré la barre à droite, seraient à 12%). Dès lors, plus besoin de parler d’un « éventuel rassemblement au second tour » si personne ne l’atteint !

L’initiative d’une pétition citoyenne pour rassembler la gauche, lancée par Patrick Allemand la semaine dernière, n’a pas soulevé les foules : 1.000 signatures en quelques jours. Pas l’électrochoc suffisant pour faire sortir ce petit monde du marasme. Il faut dire que M. Allemand a été désigné par une primaire socialiste qui n’aura mobilisé que… 79 votants. La gauche niçoise semble donc plus que jamais compliquée à mobiliser.

Renforcé par des sondages constants (17% environ), Philippe Vardon (RN) se pose comme le vrai challenger du maire sortant. Dans un entretien accordé à Rivieractu, Patrick Allemand alertait sur « les conséquences politiques catastrophiques d’une opposition municipale seulement incarnée par l’extrême-droite »: « il n’y aurait plus personne pour parler de ceux qui ont besoin qu’on s’occupe d’eux ».

Quelques semaines plus tard, il semble évident que ceux qui alertaient sur cette « menace imminente » ont pas mal de chances de finalement lui ouvrir grand la porte.

Diplômé de l'EDJ Nice, promotion Marc-Olivier Fogiel (journalisme/informations générales). Enquêtes et articles société chez Nice-Matin, Var-matin et Monaco-matin 2018-2019. Commentateur invité chez L'Obs de 2014 à 2016 (extrême-droite, médias). Contact: clement@rivieractu.com

Municipales 2020

« Les Marseillais en ont assez du système clientéliste » tacle la ministre du Travail Muriel Pénicaud

En déplacement dans la cité phocéenne, la ministre a soutenu sans ambages la candidature du LREM Yvon Berland

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Photo : Jacques Paquier

RÉGION SUD — En marge d’un déplacement chez les Compagnons du devoir, Muriel Penicaud n’est pas restée dans sa réserve pour dénoncer à Marseille « un système clientéliste et immobile. »

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Dire les choses « franchement »

« Les Marseillais en ont assez. Ils veulent un vrai changement » a-t-elle poursuivi.

« Je suis aussi une militante LREM convaincue et c’est ma place de participer à des débats avec les citoyens, de soutenir nos candidats, reprend la ministre, citée par La Provence. Cette ville est pleine de potentiel et de problèmes à régler. Il est temps que ça change pour dire les choses franchement ».

La ministre du Travail, qui doit signer le 2000e emploi franc du département, participera ce jeudi soir à un débat citoyen en compagnie du ministre du Logement Julien Denormandie et du candidat soutenu par LREM aux municipales, Yvon Berland.

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Kandel accuse Estrosi de mettre en danger les Juifs de Nice par des « pratiques clientélistes avec l’islamo-fascisme »

Benoit Kandel fait feu de tout bois dans sa campagne anti-Estrosi, accusant directement le maire de nuire à la sécurité de la communauté juive

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LR/DR-Montage Rivieractu

MUNICIPALES 2020 — Dans une interview publiée par le blog d’extrême droite Dreuz, M. Kandel, le candidat du CNIP et de Debout la France, a sorti la sulfateuse pour attaquer Christian Estrosi.

Interrogé sur le départ de certaines familles juives de Nice, le candidat a dénoncé des relations « cosmétiques » entre la Ville et cette communauté. Elles seraient en réalité « préoccupantes », malgré les « gestes d’amitié du maire. »

Fait « inquiétant », M. Kandel dénonce le « malaise des Juifs de Nice », dont « la sécurité n’est plus assurée. »

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Élément de contexte: les faits antisémites ont été une nouvelle fois en hausse au niveau national l’an passé (+27%), après le bond de +74% enregistré en 2018. Pas moins de 687 faits ont été comptabilisés par les services de police.

« Clientélisme »

Attaque encore plus violente, le candidat accuse Christian Estrosi « d’instrumentaliser la mémoire (de la déportation) à des fins politiques. (…) Je pense que la communauté juive n’est pas dupe de la manœuvre. »

« À Nice, comme ailleurs, les crimes et délits ainsi que les actes antisémites sont en augmentation constante. Ce climat n’est pas fait pour les rassurer » a-t-il encore développé. « La sécurité est négligée à Nice, contrairement à ce que veut nous faire croire Estrosi avec ses mesures bling-bling. »

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En quoi le maire nuirait-il à leur sécurité? « Par pur clientélisme, (il) continue de promettre (aux salafistes) la construction de nouvelles salles de prières. Je m’y opposerai par tous les moyens comme je m’opposerai à l’islamo-fascisme à Nice. » 

Un « aigle à deux têtes »

« Je pense que les Juifs qui sont bien informés de la situation et des pratiques clientélistes pratiquées par la Ville vis-à-vis des islamistes, sont entièrement acquis à mon projet » veut-il croire.

Poursuivant son réquisitoire auprès de Dreuz, M. Kandel a comparé Christian Estrosi à « un aigle à deux têtes : d’un côté, il prétend lutter contre l’antisémitisme, de l’autre, il permet aux musulmans radicaux de se développer dans les quartiers qui entourent Nice. »

Le maire est pourtant souvent présenté comme un « allié de nombreux Juifs français », lui qui s’est déclaré « Juif dans le cœur » et « un ami fier d’Israël » en 2014. Il représenterait « un élément important rassurant les Juifs de Nice et inspirant un sentiment de sécurité » d’après Franck Médioni, le président de la communauté juive massorti de la ville, cité par Times of Israel.

Des attaques à répétition

Candidat voulant représenter la « vraie droite » (à la place du député LR Eric Ciotti, qui a renoncé à se présenter), Benoit Kandel est un ancien colonel de gendarmerie. Il a également été le premier adjoint du maire sortant et un temps son « monsieur sécurité ».

En 2016, il avait accusé la Ville d’avoir une responsabilité dans l’attentat de Nice, en ayant été négligente dans l’installation du matériel nécessaire à la sécurité de la foule.

Reprochant au maire de « ne pas avoir commandé la police municipale », il l’avait insulté, avant de retirer son message sur Facebook. Benoit Kandel a réitéré ces accusations, à demi-mot, pendant le débat organisé par Nice-Matin ce lundi 17 février.

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À la peine dans les sondages —il est crédité d’environ 5%— le candidat de la droite conservatrice enchaîne les gaffes depuis plusieurs jours, sans parvenir à lancer une réelle dynamique autour de sa campagne.

Source : Dreuz

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Municipales 2020

Municipales : les grands défis des prochains maires

Très populaires, les maires peuvent mieux faire sur le stationnement, la circulation et la situation du commerce de proximité dans leurs communes, selon un sondage

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"Viva!" propose le droit de voter et d'être élus pour les étrangers résidents
Photo : Arnaud Jaegers

Les Français se sentent très concernés par cette campagne des municipales. 68% des sondés se disent ainsi intéressés par le scrutin, dont 29% « très intéressés », d’après un sondage OpinionWay-Square Management commandé par Les Echos et Radio Classique.

Dans l’ensemble, les électeurs restent plutôt satisfaits de l’action des exécutifs sortants.


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Deux tiers des interrogés approuvent le bilan de leur élu sur ces six dernières années. Une cote qui grimpe jusqu’à 74% dans les communes rurales.

Une forte popularité, encore plus haute qu’en 2014, alors à 65%.

Du mieux attendu sur les impôts et le stationnement

Mais tout n’est pas rose non plus pour les Français. Si ils saluent très majoritairement certains domaines, comme les activités scolaires et périscolaires —75 % de satisfaits— et le sport, les activités des seniors ou les espaces verts qui décrochent aussi des scores autour de 70%, d’autres thématiques font bien moins l’unanimité.

Les scores chutent ainsi sur la fiscalité, les commerces de proximité et la circulation/stationnement.

58% saluent le niveau des impôts locaux, un paradoxe alors que le gouvernement a enclenché la suppression de la taxe d’habitation — il n’y a plus que 20% des Français qui en paient encore l’intégralité…

Les conditions de circulation concentrent également 54% de satisfaits en moyenne, un score qui chute à 42% dans l’agglomération parisienne et à 46% dans les grandes villes.

Enfin, les commerces de proximité ne satisfont pas 40% de la population, une confirmation de la désertification des centres-villes et de certains villages.

Quels défis pour les prochains mandats?

Interrogés sur les priorités des prochaines majorités municipales, les sondés placent largement en tête à 39% l’essor de circuits de production et de consommation ainsi qu’à 35% celui du commerce de centre-ville.

La réduction de la fiscalité locale et le développement des infrastructures de transport sont placés dans les cinq priorités du prochain mandat.

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Sondage réalisé les 12 et 13 février 2020 auprès d’un échantillon de 1.008 personnes, selon la méthode des quotas.

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