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Environnement

«Météo extrême» et catastrophes climatiques: la France dans les pays les plus risqués

La France se classe 15ème sur 183 des pays les plus « à risque ». Une information révélée par une enquête de Germanwatch. L’Hexagone se trouve ainsi au même niveau que Madagascar, l’Inde ou encore le Bangladesh.

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«Météo extrême» et catastrophes climatiques: la France dans les pays les plus risqués
Photo : Pe.pr de Ré

ENVIRONNEMENT — En France, il y a Paris et sa magnifique Tour Eiffel, Nice et sa promenade des Anglais ou encore Lyon et sa très belle place Bellecour. Des images de carte postale, d’un pays bien paisible.

Paisible ? Pas tant que cela. Au delà des clichés touristiques de notre pays, l’enquête menée par Germanwatch est là pour nous rappeler que notre pays est le quinzième le plus exposé dans le monde aux « phénomènes météorologiques extrêmes ».

Selon cette ONG, plus de 500.000 individus ont perdu la vie dans les vingt dernières années sur l’ensemble du globe en raison de ces milliers d’évènements climatiques hors du commun.

La France est très haute dans ce classement en raison des canicules mortelles vécues dans le pays en 2003 (il y avait eu 15.000 décès), en 2006 (1.800) et plus récemment en 2018 (1.500).

Des tempêtes exceptionnelles

La tempête Xynthia est bien là pour nous la rappeler (photo ci-haut). En 2010, 53 personnes avaient perdu la vie en raison de l’imperméabilité des sols et des dégâts considérables avaient été recensés avec plus d’un demi-million d’habitants touchés.

Sept personnes sont décédées ces derniers jours en raison des intempéries dans le Sud-Est. Le Var avait été particulièrement touché en juin 2010 avec plus de 27 décès liés aux inondations.

D’après Guillaume Séchet, météorologue cité par Le Parisien, cela ne devrait pas forcément s’améliorer dans les années à venir : « À cause du réchauffement climatique, on estime que la France subira, d’ici 2100, environ 20% d’épisodes méditerranéens en plus. L’imperméabilisation des sols étant de plus en plus importante et la pression démographique en augmentation dans ces régions. » a-t-il expliqué.

Avant d’ajouter, peu optimiste. « Les conséquences de ces phénomènes extrêmes seront à terme plus dramatiques qu’il y a quelques années. »

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Environnement

Dérèglement climatique : 2019, deuxième année la plus chaude de l’histoire !

Et la situation « ne devrait pas s’arranger »

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Photo : Lionel Allorge

Les jours passent, et la chaleur semble de plus en plus forte dans un monde touché par le dérèglement climatique. L’Organisation Météréologique Mondiale (OMM) vient d’annoncer que 2019 a été la deuxième année la plus chaude de l’Histoire, depuis 1850, année des premiers relevés.

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2019 se classe juste derrière 2016, une autre année qui a été marqué par le phénomène climatique El Niño, qui a provoqué une énorme sécheresse en Afrique australe, ainsi que de fortes précipitations en Amérique latine.

Parmi les victimes de ces records de chaleur, on retrouve bien évidemment l’Arctique. Des records de températures avaient été recensés au niveau du cercle polaire en mai dernier. Le thermomètre aurait dépassé les…30 degrés.

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L’Australie, touchée actuellement par des feux de forêt, a aussi connu une année terrible en terme de chaleur. Il aurait fait plus de 50 degrés en 2019 dans certaines communes du pays.

Pas d’amélioration dans les années à venir

L’OMM a précisé dans son rapport : « La dernière année et la dernière décennie ont été caractérisées par le retrait des glaces, des niveaux de mer records, une augmentation de la chaleur et de acidification des océans, et des conditions météorologiques extrêmes ».

Au niveau de la France métropolitaine, 2019 a été la troisième année la plus chaude du 20ème siècle, derrière 2018 et 2014. L’été dernier, deux épisodes caniculaires ont été recensé dans l’Hexagone.

Mais il ne faut pas s’attendre à une amélioration dans les années à venir, toujours selon l’OMM : « Au rythme actuel des émissions de dioxyde de carbone, nous nous dirigeons vers une augmentation de la température de 3 à 5°C d’ici la fin du siècle« .

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Environnement

Environnement : Patrick Allemand (PS) veut « lancer le chantier du siècle : la rénovation des écoles niçoises »

La gauche ne veut plus que Nice soit « une métropole semblable aux autres »

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Patrick Allemand veut « provoquer le débat ». Alors que l’environnement fait partie des cinq préoccupations majeures des Niçois d’après un sondage, le candidat du PS et de l’UDE rendait cette semaine publiques ses propositions majeures pour une « ville durable ».

Pour lui, ces dernières années, les électeurs de la capitale azuréenne ont été « insuffisamment sensibilisés aux questions de développement durable », si bien que toute nouvelle mesure, comme par exemple l’éventualité d’interdire le chauffage en terrasse (comme c’est le cas à Rennes) est « perçue comme punitive. »

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La liste de la gauche dresse le bilan d’une ville dont l’action serait « catastrophique », quand elle ne se limiterait pas « à des opérations de communication » :

« Nice est la deuxième grande ville de France la plus polluée et on y déplore 500 décès prématurés par an à cause de la pollution ! »

Reprenant la philosophie initiale du développement durable, Nice au coeur propose « une autre vision de la ville », « plus horizontale (…) où la matière première serait l’échange citoyen », « une ville intégratrice et citoyenne, inclusive des populations fragilisées. »

La gauche ne veut plus que Nice soit « une métropole semblable aux autres ». Nice au Cœur s’engage donc sur 21 propositions, dont « deux mesures phares »:

La rénovation des écoles au coeur du projet

Premièrement, « le grand chantier du siècle sera celui qui conduira les Niçoises et Niçois vers l’exemplarité éco-énergétique : ce sera le chantier de la rénovation énergétique des écoles », notamment via le développement massif de panneaux photovoltaïques sur les toits des bâtiments publics.

La rénovation des écoles est au coeur du projet présenté par le PS : « Le constat sur l’état des écoles a déjà été fait. C’est une catastrophe » a ainsi lancé Patrick Allemand. « On n’en est pas à la situation marseillaise mais il n’y a pas de quoi se vanter ! »

« Sanctuariser les terres agricoles au dessus de Saint-Isidore »

La liste propose notamment aussi un « projet alimentaire territorial qui aura pour objectif de développer l’agriculture locale et de réduire les mécanismes de gaspillage alimentaire », la création d’une aide de la métropole pour « encourager la réalisation de des travaux d’économie d’énergie » ainsi que, moins attendu, de « réduire drastiquement la présence de rats dans tous les quartiers de la ville en doublant dans un premier temps les effectifs du service sanitaire de la mairie ».

« Je veux sanctuariser les terres agricoles au dessus de Saint-Isidore. Au dessous, c’est trop tard » avait déjà annoncé Patrick Allemand en octobre à l’occasion d’une interview publiée dans nos colonnes.

« L’aéroport de Nice est en fin de croissance, il faut comprendre ça. On doit accélérer les travaux de la nouvelle ligne ferroviaire pour desservir les autres métropoles. Un Nice-Lyon en avion, c’est incongru ! Il faut que notre aéroport soit plus centré sur l’international » avait également proposé le candidat socialiste.

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Christian Estrosi

Greenpeace critique la pollution de l’air à Nice, Christian Estrosi tacle « une organisation engagée politiquement »

Un rapport publié par le Réseau Action Climat, Greenpeace et l’Unicef classe Nice et Marseille pires grandes agglomérations de France en matière de lutte contre la pollution de l’air. Christian Estrosi critique le parti-pris de ces ONG et défend son bilan.

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Photo : DR

ENVIRONNEMENT — La capitale azuréenne « mauvaise élève ». Le rapport de ces associations compile les politiques engagées contre la pollution atmosphérique sur 17 points, répartis en six « enjeux clé » : « sortie des véhicules polluants, réduction de la place de la voiture, aides financières à la transition des modes de déplacement, développement du vélo, développement des transports en commun, mesures spécifiques pour les enfants ».

Dans le domaine, Nice accuserait un lourd retard sur ses voisines. Sauf face à Marseille, classée « pire ville de France ».

Le rapport pointe le niveau « faible » de la ville sur un certain nombre de « points importants », notamment en comparaison à d’autres grandes agglomérations : « un projet de zones à faibles émissions encore flou, des initiatives encore timides pour réduire l’emprise de l’automobile dans l’espace urbain, le budget vélo/habitant/an très bas, etc ».

« Le compte n’y est pas. Il n’y a que 75 km de pistes cyclables en 2019 alors que la Ville avait annoncé 125 km en 2013. Le tramway n’a diminué le trafic des véhicules que de 5% alors que nous devrions être à moins de 800 000 véhicules en 2025 » peut-on encore lire dans le rapport.

« Championne de l’air vicié » en 2018

Un document qui n’a, sans surprise, pas beaucoup plu à Christian Estrosi.

« Sèchement », comme le relève Nice-Matin, le président de la Métropole a contesté un classement « réalisé par des organisations très engagées politiquement ».

Le maire en a profité pour défendre les actions menées : « la mise en service de la ligne 2 et 3 du tram, la végétalisation du centre-ville avec des pistes cyclables et le réseau de transports totalement décarboné en 2025 ».

Avant de rappeler : « depuis des années je demande aussi à l’État d’interdire la circulation sur l’autoroute A8 des transports internationaux, principale source de pollution, qui ne desservent pas notre région avec également la mise en place d’une écotaxe à Menton-Vintimille ».

Un récent rapport rendu par Atmosud soulignait l’effet du tram sur la baisse des gaz polluants et nocifs pour la santé dans le ciel azuréen. En 2018, L’Express qualifiait Nice de « championne de l’air vicié » : elle décrochait ainsi « le pompon des villes polluées avec 67 jours d’un air très médiocre ». 

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