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Marseille : tensions chez France 3, qui refuse de voir son indépendance attaquée par la nomination de Franz-Olivier Giesbert

Merci, mais non merci

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France 2 / Laurent Denis

Levée de bouclier chez nos confrères de France 3. Avec les municipales, l’antenne locale de Marseille devait couvrir l’élection en partenariat avec La Provence et certaines de ses plumes. Sauf que quand on a proposé à la rédac’ le nom de FOG comme éditorialiste, les reporters ont vu rouge.

LIRE AUSSI… Directeur viré, journal accusé d’avoir été « acheté »: l’indépendance de la presse locale en question

Dans un communiqué cité par le site d’enquêtes en ligne Marsactu, les syndicats représentant les journalistes de la rédaction de France 3 Provence-Alpes opposent un « non » catégorique à la décision de leur direction d’associer Franz-Olivier Giesbert, directeur éditorial de La Provence, à l’animation d’émissions sur les municipales.

« Nous nous opposons à sa présence en raison de ses prises de position partisanes » — Les représentants en interne de la CGT, du SNJ et de Sud

« Il en va de notre image et de la garantie de notre impartialité dans le traitement de l’information » poursuit le communiqué soutenu par « une large majorité » des journalistes. Ils demandent à leur direction de revenir sur un choix « qui mettrait en péril la crédibilité de la rédaction. » 

Dans le viseur des reporters de la chaîne, les éditoriaux de FOG, qui le rendrait incapable de mener un débat en ayant l’air impartial.

Dans un papier daté du 13 juillet 2019, le directeur du journal phocéen avait qualifié le candidat Bruno Gilles (LR non investi) d’« idiot utile du Rassemblement national ».

La candidate des Républicains Martine Vassal, elle, se faisait tresser des lauriers : « elle a tout pour elle, la compétence, l’aura et l’expérience »… 

Des suspicions qui se manifestent à un moment où l’indépendance de La Provence a été remise en question par une enquête de Mediapart dont Rivieractu vous parlait fin novembre.

Selon le site d’investigation, le journal marseillais La Provence aurait été « acheté »  par la droite en vue des municipales.

« Le quotidien a perçu plus d’un million d’euros en 2018 du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, dont la présidente, Martine Vassal (LR), brigue la mairie de Marseille. Les dirigeants du journal, dont Franz-Olivier Giesbert, font désormais ouvertement campagne pour elle » écrit ainsi, lapidaire, le média d’Edwy Plenel.

« Cette enquête sur les financements publics reçus par La Provence et leur contrepartie politique est édifiante sur la vénalité de la presse » appuie ce dernier dans un tweet.

Les journalistes de La Provence avait tenu à faire une distinction nette entre leur travail journalistique et les éditoriaux de leur directeur.

Diplômé de l'EDJ Nice, promotion Marc-Olivier Fogiel (journalisme/informations générales). Enquêtes et articles société chez Nice-Matin, Var-matin et Monaco-matin 2018-2019. Commentateur invité chez L'Obs de 2014 à 2016 (extrême-droite, médias). Contact: clement@rivieractu.com

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Philippe Vardon (RN): « Christian Estrosi n’a aucun contre-pouvoir médiatique à Nice »

Les médias niçois ne font pas leur travail de « contre-pouvoir médiatique » face à la Ville, d’après le candidat du Rassemblement national aux municipales

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MÉDIAS — Les journalistes niçois vivent-ils sous la coupe de la mairie? C’est en tout cas ce que Philippe Vardon a dénoncé cette semaine dans les colonnes du très à droite quotidien Présent. 

Pour le candidat du Rassemblement national, Christian Estrosi « n’a à affronter aucun contre-pouvoir médiatique » à Nice, ce qui lui permettrait de camoufler « l’explosion des impôts », la « bétonnisation à outrance de la ville » ou encore « l’installation de mosquées liées à l’UOIF islamiste dans les locaux municipaux. »


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Une façon de tacler sans le nommer Nice-Matin, en parlant d’un « journal local » qui publierait de mensongères « pages de publicité institutionnelles. »

Face à cette — d’après lui — couardise des journalistes, le candidat du RN a défendu chez Présent la fondation de son Journal des municipales (qui ne précise pourtant pas dans ses pages ses liens avec le RN), destiné à révéler « certaines vérités (qui) ne sont dites dans aucune autre publication. »


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Auprès de Rivieractu, M. Vardon avait d’ailleurs défendu le « succès et la popularité » de son « JDM », confectionné par des journalistes (dont on ne connaît aucun des noms), et qui pourrait devenir un vrai « mensuel d’opinion. »

Chez Présent, il se voit d’ailleurs, avec ce « média », comme la « seule opposition à Estrosi. »

Jusqu’à maintenant, le conseiller régional RN était plutôt connu pour avoir des relations fluides avec les médias locaux, contrairement à certains autres élus de son parti ailleurs en France — Robert Ménard à Béziers, Steeve Briois à Hénin-Beaumont, pour ne citer qu’eux.

Citations : Présent

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France 3 Provence : appel à la grève contre la présence de Franz-Olivier Giesbert aux débats des municipales

Les éditos de FOG le rendent incapable de participer au dispositif prévu par la chaîne selon les syndicats, qui manifestent leur désapprobation depuis plusieurs semaines

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Photo : France Télévisions / DR / J-P. Baltel

MÉDIAS — Le torchon brûle chez nos confrères de France 3. Comme nous vous l’expliquions le 19 janvier dernier, avec les municipales, l’antenne locale de Marseille devait couvrir l’élection en partenariat avec La Provence et certaines de ses plumes. Lorsque le nom de Franz-Olivier Giesbert a été proposé comme éditorialiste, les reporters ont vu rouge.


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Les syndicats représentant les journalistes de la rédaction de France 3 Provence-Alpes ont alors opposé un « non » catégorique à cette décision, sans obtenir gain de cause.

Dans un communiqué publié ce jeudi 13 février, l’intersyndicale (SNJ, CGT, FO, Sud) annonce un préavis de grève : « Nous considérons que la présence (de Franz-Olivier Giesbert) porte atteinte à notre indépendance éditoriale, que ses écrits sont en contradiction avec notre mission de service public et que sa présence nuit gravement à la neutralité que nous nous imposons » peut-on ainsi lire.

Un temps de parole de journaliste à compter… pour les Républicains?

Dans le viseur des reporters de la chaîne, notamment, les éditoriaux de FOG. Dans un papier daté du 13 juillet 2019, le directeur de La Provence avait qualifié le candidat Bruno Gilles (LR non investi) d’« idiot utile du Rassemblement national ».

La candidate des Républicains Martine Vassal, elle, se faisait tresser des lauriers: « elle a tout pour elle, la compétence, l’aura et l’expérience… »

Des suspicions qui se manifestent à un moment où l’indépendance du journal a été remise en question par une enquête de Mediapart dont Rivieractu vous parlait fin novembre.


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Une série de doutes repris par les syndicats, qui dénoncent l’engagement de M. Giesberg « pour la candidate du parti les Républicains à la mairie de Marseille. »

Les représentants du personnel ont saisi le Conseil supérieur de l’audivisuel (CSA) « pour faire valoir si ce temps de parole (de FOG) est à mettre au crédit du parti LR en raisons de ses prises de positions partisanes » et appellent à une « interruption de travail de 24 heures, à partir du 26 février à minuit. »

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Le PDG de « Nice-Matin » Jean-Marc Pastorino sur le départ

Xavier Niel prépare sa nouvelle gouvernance dans le grand journal du Sud-Est

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Nice-Matin
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MÉDIAS — Enfin du mouvement à Nice-Matin. Après le retrait de l’offre de rachat de l’homme d’affaires libanais Iskandar Safa à la fin de l’été dernier, les salariés du journal restaient dans l’attente de la reprise en main du nouvel actionnaire, Xavier Niel.

En attendant le nouveau proprio, quasi aucune embauche de journalistes n’était possible.


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Le projet de M. Niel sera examiné demain, jeudi 13 février, au cours d’une assemblée générale. Dans la foulée, le président du groupe, Jean-Marc Pastorino, devrait quitter ses fonctions.

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Le patron de presse, nommé en septembre 2015, a commencé à Nice-Matin comme nettoyeur de rotatives, en 1978.

Ancien syndicaliste de la CGT, il est parvenu à la présidence du groupe au moment où celui-ci a pris le statut de coopérative, il y a cinq ans.

Son départ n’est une surprise pour personne. Ses relations avec le SNJ (Syndicat National des Journalistes) n’ont pas toujours été fameuses, pas plus que celles avec le directeur de la rédaction Denis Carreaux.

Cet été, M. Pastorino avait défendu avec vigueur l’offre de rachat d’Iskandar Safa, alors qu’une grande majorité de journalistes y était clairement défavorable.

La décision devrait être actée par les salariés-actionnaires jeudi 23 février, comme le note le magazine économique Capital.

Plan de départs et embauches

Le nouvel actionnaire (à 100%) promet un plan de départs volontaires pour 80 salariés non-journalistes.

Du côté de la rédaction, il serait question de 35 départs, en application de la clause de cession (une disposition permettant aux journalistes de partir avec un chèque quand le propriétaire change).

Ces départs devraient être compensés par des embauches.

Xavier Niel a également pris l’engagement de mettre sur pied à Nice-Matin une société des rédacteurs (SDR). Elle sera chargée de veiller à l’indépendance du titre et élira son directeur de la rédaction.

Le journal niçois, qui perd actuellement beaucoup d’argent, est contrôlé à 66% par 421 salariés-actionnaires, via une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) dont M. Niel va racheter les parts pour cinq millions d’euros environ — ce qui représente cinq fois la mise initiale des salariés, qui y avait investi leur treizième mois en 2015.

Nice-Matin tire quotidiennement 115.000 exemplaires, et emploie environ 850 personnes, dont près de 200 journalistes.

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