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Immigration

Marseille nouveau port d’accueil pour les migrants? La métropole craint l’extrême-droite

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Une militante PS interrogée dans le papier reconnaît que « éthiquement et moralement, on ne peut dire que oui ». Photo DR

Un centre d’accueil pour les migrants pourrait être ouvert à Marseille pour mieux accueillir les naufragés en mer Méditerranée. Une initiative visiblement mal accueillie par les politiques locaux.

SOCIÉTÉ — « A six mois des municipales, le gouvernement est en train de donner les clés de la mairie à l’extrême-droite » souffle dans Le Figaro du jour Martine Vassal, présidente LR de la Métropole et candidate à la succession de Jean-Claude Gaudin.

Fin septembre, quatre pays (France, Allemagne, Italie, Malte) ont signé un préaccord en vue de la création d’un mécanisme de répartition automatique des demandeurs d’asile et migrants débarqués à Malte ou en Italie.

272 millions de migrants dans le monde selon l’ONU: 3 questions pour bien comprendre

Ce mécanisme devrait être étendu à d’autres Etats membres afin de mieux accueillir les naufragés secourus dans la Méditerranée. Le texte sera soumis pour approbation à l’ensemble des pays de l’Union européenne lors d’un conseil européen au Luxembourg le 8 octobre prochain. Il prévoit notamment la création d’un centre d’accueil à à Marseille, contrairement à ce qui avait été prévu dans un premier temps.

« Une perspective qui fait l’unanimité contre elle dans la classe politique de la Cite phocéenne » note le quotidien de droite.

Une militante PS interrogée dans le papier reconnaît que « éthiquement et moralement, on ne peut dire que oui » mais que « politiquement, c’est impossible à assumer »

Du pain béni pour l’extrême droite marseillaise. Stéphane Ravier (RN) : « c’est une pure provocation dans une ville qui compte 28% de sa population sous le seuil de pauvreté et ne trouve pas de logements pour les Français qui y ont droit »

« Bal des hypocrites »: Le sommet européen sur les migrations aboutit à une base d’accord vide et décevante

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Immigration

Immigration : les demandes d’asile et les expulsions sont en hausse en France

Malgré cette hausse, le gouvernement a décidé de ne pas créer de nouvelles places d’hébergement en 2020… 

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Photo : Metin Ozer

SOCIÉTÉ — La demande d’asile est en hausse mais reste moins élevée que ces dernières années. Les expulsions, elles, ont beaucoup augmenté.

Le ministère se félicite du nombre d’expulsions d’étrangers en situation irrégulière, qui traduirait « une politique d’immigration, d’asile et d’intégration équilibrée, cohérente et ambitieuse« .

Avec exactement 132.614 dossiers enregistrés à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), la demande d’asile continue d’augmenter en France et enregistre une progression de 7,3% sur un an — cette hausse est la quatrième consécutive depuis la crise migratoire de 2015. Le directeur de l’Ofpra, Julien Boucher précise :

« La hausse est modérée par rapport à ce qu’elle a été en 2018 et semble se situer dans la moyenne européenne »

Dans notre pays, les demandes proviennent pour un tiers de personnes ayant déjà été enregistrées dans un autre pays de l’Union européenne ou ayant déjà déposé une demande d’asile dans l’UE.

Avec 10.000 demandes, « l’Afghanistan s’installe durablement comme la première nationalité de demande d’asile en France », poursuit Julien M. Boucher, devant la Guinée, l’Albanie et la Géorgie.

Malgré cette hausse, le gouvernement a décidé de ne pas créer de nouvelles places d’hébergement en 2020.

Florent Gueguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité, s’est confié dans Le Mondeet redoute que « des campements se reconstituent » et que les hébergements des demandeurs d’asile soient « reportés sur le 115″.

Au total, la France a accordé 36.512 protections au titre de l’asile l’an dernier, ce qui représente un taux de protection de 38,2 % (décisions en première instance et en appel cumulées).

À LIRE AUSSI… Immigration en France : on a démonté pour vous 3 idées reçues largement répandues

31.404 personnes ont quitté le territoire en 2019

Au total, plus de trente mille personnes ont quitté le territoire l’an dernier, un chiffre en hausse de 3,7 % par rapport à 2018. S’il comprend aussi des départs aidés ou spontanés, le gouvernement insiste avant tout sur la hausse de 20,6 % des éloignements forcés, majoritairement vers des pays tiers (+24,7%,), souvent non européens, d’où il est plus difficile de revenir.

L’ensemble de ces expulsions représentent 18.906 personnes. Ce chiffre reste faible au regard du nombre d’Obligations de quitter le territoire français (OQTF), qui devrait dépasser les 100.000 cette année.

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France

Immigration en France: on a démonté pour vous 3 idées reçues largement répandues

L’immigration est un sujet majeur — et hautement inflammable — qui est malheureusement très souvent sujet aux idées reçues. On a regardé de plus près pour vous 3 croyances largement répandues.

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SOCIÉTÉ — En France, un « immigré » est une personne née étrangère et résidant en France. Parmi les personnes recensées comme immigrées par l’Insee, certaines ont pu devenir françaises, les autres restent étrangères.

Une personne continue à appartenir à la « population immigrée » même si elle devient française par acquisition.

1. « La majorité des immigrés sont Africains »

Beaucoup de Français pensent que les immigrés viennent principalement du continent africain.

La théorie d’extrême-droite du « grand remplacement » selon laquelle la population de notre pays serait progressivement remplacée par un nouveau groupe social venu de pays de culture musulmane, notamment, tire ses racines de cette croyance.

En réalité, moins d’un immigré sur deux arrivé en France vient d’Afrique. Selon une récente étude de l’OCDE, ce chiffre est en nette baisse ces dernières années : « La France est toujours la principale destinations (des immigrés d’Afrique) mais sa part se réduit ».

2,3 millions d’immigrés sont originaires d’Afrique (43,8 % du total), le plus souvent du Maghreb, notamment du Maroc et d’Algérie, comme le relève le Centre d’observation de la société.

En France, 36% des immigrés viennent d’un pays européen. Le Portugal et l’Espagne sont les deux pays les plus représentés en France avec respectivement 600.000 et 300.000 personnes.

2. « Les immigrés représentent quasiment un tiers de la population française »

Les Français interrogés par le Transatlantic Trends Survey du GMF pensaient en 2010 que la
population de l’hexagone était composée à 24% d’immigrés.

En 2018, 6,5 millions d’ immigrés vivent en France, soit 9,7 % de la population totale, d’après les données fournies par l’Insee.

En 2010, au moment de ce fameux sondage, la part des immigrés était de 8,5% : un chiffre trois fois inférieur à la perception que les interrogés avaient de l’immigration.

Autre exemple de mauvaise perception, selon l’Enquête Sociale Européenne (2014), les sondés estimaient que les immigrés constituaient 27% de la population française totale.

Le pourcentage de personnes nées à l’étranger selon l’OCDE (2019) s’établit en réalité à 12.6%, comme l’explique Alternatives économiques dans cette infographie.

Le nombre d’immigrés est aussi surélevé, dans une moindre mesure, en Allemagne (22% pour 13% réellement) et aux Etats-Unis (37% pour 13%).

3. « Les Français pensent qu’il y a trop d’immigrés dans leur pays »

« Estimez-vous qu’il y a trop d’immigrés en France ? » : en 2018, l’affirmation sépare la population en deux, la moitié étant d’accord, l’autre moitié pas d’accord, selon une enquête TNS-Sofres menée en 2018.

Cette année là, 52% des Français pensaient que l’on accueille « trop d’étrangers », d’après une étude commandée par le Journal du dimanche.

Mais l’opinion publique est moins tranchée qu’il n’y paraît.

Il peut être intéressant d’observer une enquête régulière, réalisée par la Sofres depuis 2000, le « baromètre du Front national », où cette question est posée.

Cette étude fait apparaître une baisse de la part des Français qui sont « plutôt » ou « tout à fait d’accord » avec l’affirmation selon laquelle « il y aurait trop d’immigrés ».

Nous sommes passés de 60% d’approbation au début des années 2000 à 50% en 2018.

On atteignait 65% en 1989 et à 74% en 1995. La part de « tout à fait » d’accord est descendue de 30% à 23%.

La part des personnes plutôt ou tout à fait d’accord à la question « l’immigration est une source d’enrichissement culturel » est passée de 50 % au milieu des années 1990 à 70% depuis 2016, selon les données de la CNCDH qui note « une progression de son indice de tolérance ».

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Décryptage

Le polémique « ministère de l’Immigration » de Nicolas Sarkozy pourrait faire son grand retour

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À quoi servirait le haut commissariat à l'immigration voulu par le gouvernement ?
Photo : Remi Jouan

Le gouvernement envisage de créer un poste en charge de l’immigration. Cette annonce ferait suite au débat sur la question, organisé au Parlement au début du mois d’octobre.

IMMIGRATION — La République En Marche, menée par Stanislas Guérini, reconnaît bien un retour aux « années Sarkozy » avec son (controversé) ministère de l’Immigration. Pas de quoi « effrayer la majorité » estime-t-il.

A l’Elysée et à Matignon, pour le moment, c’est le silence radio.

Un ministre cité par France info juge cependant que « coordonner l’action des différents acteurs est indispensable ». Comme le rappelle le média public, « plusieurs services et organismes traitent déjà des questions migratoires, à l’instar de la direction générale des étrangers, le délégué interministériel chargé de l’intégration, l’Office de l’immigration, ou encore de l’Office français de protection des réfugiés ».

« Ministère à part »

Le gouvernement reprocherait le manque de coopération de ces organismes et — surtout — leur « manque d’efficacité ».

Sur LCI ce mardi 29 octobre, le député LREM Aurélien Taché s’est prononcé en faveur d’un tel projet : « La question de l’immigration doit être traitée à part entière, a-t-il estimé. La laisser au ministère de l’Intérieur qui est en charge de l’ordre public, de la sécurité et donc par exemple, des reconduites à la frontière, […] est un choix politique qui peut être discuté ».

« Avoir un ministère à part, j’y suis favorable. J’avais déjà dit qu’il fallait faire intervenir l’emploi, l’éducation et que, sous la responsabilité du Premier ministre, on aurait certainement, cette coordination plus forte », a ajouté Aurélien Taché.

Créé en 2007 par Nicolas Sarkozy, le ministère de l’Immigration est supprimé en 2010 et son portefeuille confié au ministère de l’Intérieur. L’association des termes « Immigration » et « Identité nationale » avait soulevé beaucoup de critiques.

La « politique du chiffre » des expulsions de sans-papiers, et le coût financier important de cette instance avait également soulevé des questions.

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