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Le nombre de policiers blessés par balle bondit de 60% en une seule année

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Le nombre de policiers blessés par balle bondit de 60% en une seule année
Illustration DR

Selon une étude de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, le nombre de blessés parmi les gendarmes et les policiers a atteint un niveau sans précédent depuis 2012.

SOCIÉTÉ — Le nombre de policiers et gendarmes blessés « en mission » a augmenté de 15% en 2018, atteignant ainsi un niveau sans précédent depuis plus de sept ans, selon une étude publiée ce jeudi 7 novembre.
L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) décompte 10.790 agents blessés en 2018. La hausse de 15% par rapport à 2017 concerne tant la police (+16%) que la gendarmerie (+13%). 
Les blessures et décès « en mission » surviennent « pendant une opération de maintien de l’ordre, de sécurité publique, d’investigation, de renseignement ou encore lors d’une prise en charge de personnes privées de liberté », alors que les faits survenus « en service » peuvent correspondent à des événements intervenus en dehors d’une mission de police (heures de permanence, d’astreinte, trajet domicile-travail…).

Forte hausse pour les blessés en mission

Le nombre total des blessés « en mission » et « en service » s’élève à 20.306 pour l’année 2018. 
Concernant les blessés en mission, on observe « la plus forte hausse annuelle enregistrée et le niveau le plus élevé » depuis 2009 pour les fonctionnaires de la direction générale de la police nationale (DGPN) et de la préfecture de police (PP), relève l’ONDRP, cité par Le Figaro.
Dans 11% des cas, les blessures ont été occasionnées à l’aide d’une arme: 666 policiers ont été blessés par balle en mission contre 418 en 2017, soit une hausse de 60%.

Hausse de 20% des agressions de gendarmes

Pour la gendarmerie, 48% des militaires blessés l’ont été pendant une agression. La proportion de ce type de blessés grimpe de 20% par rapport à 2017.
25 fonctionnaires et militaires ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions, soit dix de plus qu’en 2017. 
Quatre policiers et neuf gendarmes sont décédés au cours d’une « mission de police ». 
Quatre militaires ont été victimes d’accident de la circulation lors d’une mission, un gendarme est décédé à la suite d’un accident et trois autres « ont perdu la vie en environnement de soutien », expose l’ONDRP. 
Douze autres agents (sept policiers et cinq gendarmes) sont décédés en service.

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France

Salaires : le ministre de l’Éducation promet « plus que des clopinettes » aux professeurs

Plombés par le (futur) nouveau système des retraites, les profs devraient voir leur salaire augmenter « substantiellement »

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Photo : Jeremy Barande

FRANCE/ÉDUCATION — « Sur une vie, cela va représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros. » Le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, a assuré aujourd’hui que les hausses de salaires promises aux professeurs (toujours en discussion) ne seraient pas uniquement symboliques.

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« L’objectif, c’est que nous soyons au cours de la décennie 2020 un des pays qui paye le mieux ses professeurs », a assuré le ministre sur France Info.

Une partie des revalorisations « au mérite »

« Ce qui va se passer, ce ne sera pas des clopinettes, ce sera extrêmement substantiel », a-t-il ajouté.

Dans ce cadre de la réforme des retraites, examinée depuis lundi à l’Assemblée nationale, le gouvernement s’est engagé à ce que des revalorisations salariales permettent de garantir un même niveau de retraite pour les enseignants, qui risque perdre beaucoup avec le nouveau système.

Une partie des hausses devrait se ferait « au mérite », ce que les syndicats désapprouvent fortement.

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France

Édouard Philippe tacle « les manifestations » qui ne comptent pas « face aux élections »

Dit-il, venant soutenir un candidat donné largement perdant

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Édouard Philippe
Photo : Jacques Paquier

FRANCE — Le « nouveau monde » ne mise toujours pas sur l’apaisement. Le Premier ministre, Édouard Philippe, a considéré mardi que « ce qui compte vraiment pour choisir les représentants, ce sont les suffrages », et non « les manifestants », lors d’un meeting du candidat LREM à la mairie de Metz.


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Tacle au passage pour les chaînes d’info

Après de longues semaines de mouvements sociaux, consécutifs au débat sur le projet de réforme des retraites rejeté par une large majorité de Français, la sortie ne devrait pas passer inaperçue.

« Dans une démocratie, on ne compte pas les décibels, on ne compte pas les manifestants. On peut, mais ce qui compte vraiment pour choisir les représentants, ce sont les suffrages », a-t-il encore lâché.

« Notre responsabilité, c’est de bien rappeler à ceux qui vont voter les 15 et 22 mars que leur vote est l’élément essentiel du choix démocratique, beaucoup plus que les sondages, que les commentaires, que les éditoriaux, que les chaînes d’information en continu », a encore tonné le Premier ministre.

M. Philippe venait à Metz soutenir le candidat LREM dans le chef-lieu de la Moselle, Richard Lioger, donné perdant dans les sondages.

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France

Contre le « séparatisme islamiste », le plan de Macron pour une « reconquête républicaine »

Le président commence cette semaine à dévoiler sa stratégie de lutte contre « le séparatisme » et le radicalisme islamiste, en se rendant ce mardi 18 février à Mulhouse à la rencontre des forces de l’ordre et des associations

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Photo : Jacques Pacquier

POLITIQUE — Le président veut faire de la lutte contre l’islam radical l’un de ses axes de campagne pour 2022. Et cela commence dès cette semaine.

Il est attendu mardi à Mulhouse, dans le quartier de Bourtzwiller qui « concentre un certain nombre de problématiques », comme la pauvreté ou la délinquance, et « où la République doit réaffirmer sa présence », selon l’Élysée, cité par l’AFP.

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Emmanuel Macron a prévu d’assister à un point de situation avec les forces de l’ordre, puis à une table-ronde avec des représentants d’associations sociales, culturelles, religieuses ou sportives.

Il devrait ensuite faire une déclaration publique, accompagné du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, du secrétaire d’Etat Laurent Nuñez, de Gabriel Attal (Jeunesse) et de Roxana Maracineanu (Sports).

Cette visite de terrain lui donnera l’occasion d’aborder les deux grands piliers de son plan.

Plan en 25 « actions »

Le premier, coercitif, avec « la lutte contre le repli communautarisme, le séparatisme islamiste et le radicalisme ».

Il s’agit de cas comme les écoles hors contrat « qui ne respectent pas les principes républicains », les jeunes filles non scolarisées, la séparation hommes-femmes dans les piscines, le censure de films ou de spectacles, associations culturelles qui deviennent religieuses, selon une source gouvernementale, toujours auprès de l’AFP.

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Il présentera aussi un volet positif de « reconquête républicaine des quartiers qui en ont besoin » en terme de services publics, de culture, d’équipements sportifs, pour que les habitants ne soient pas tentés d’aller vers des « circuits parallèles ».

Au total, la stratégie du gouvernement devrait s’appuyer sur quelque 25 actions, selon un document de travail datant de janvier et dévoilé par Le Point ce week-end.

Pas de prise de position sur le voile

Le chef de l’État devrait annoncer des initiatives pour l’organisation d’un « islam de France », notamment la formation des imams et le financement des lieux de culte par des pays étrangers.

« Le président de la République ne souhaite en revanche pas aller sur le terrain du voile, qui divise sa majorité et sur lequel le Rassemblement national nous a provoqué », selon une source gouvernementale.

La droite appelle depuis des mois Emmanuel Macron à faire preuve de plus de fermeté sur ce dossier. « On est en train de perdre le combat contre l’islamisme », affirme dimanche dans le JDD le chef de file LR du Sénat Bruno Retailleau pour qui, « bientôt, il sera trop tard ».

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