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LE BUZZ DU JOUR. Violences sexuelles dans le patinage: poussé à la démission, le président de la fédération pointe « la ministre de l’époque »

Les plus marquantes, les plus commentées sur les réseaux, les plus polémiques : tous les jours à 19h, Rivieractu sélectionne pour vous l’info qu’il ne fallait pas manquer

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Capture écran BFMTV

« J’ai commis des erreurs, je n’ai pas fait de faute. Je suis un homme clean. »

Didier Gailhaguet, président de la fédération française des sports de glace, s’est adressé à la presse ce lundi 3 février à la sortie de son entrevue avec Roxana Maracineanu au ministère des Sports, au sujet du scandale des violences sexuelles dans le patinage.

« Elle ne m’a pas écouté, et surtout ne m’a pas entendu », a-t-il déclaré, alors que la ministre lui demande de démissionner.

Interrogé sur ses intentions, il a répondu : « on va réfléchir à tout ça », renvoyant à une conférence de presse, prévue mercredi 5 février à 14 heures.

M. Gailhaguet a affirmé qu’il n’avait pas connaissance des faits révélés dans les médias.

« J’ai découvert comme tout le monde la majorité de ces faits dans la presse et dans un livre la semaine dernière, a-t-il déclaré. Certains datent d’il y a 30 ans, bien avant que je devienne président de la fédération. D’autres m’ont été cachés. » Il occupe le poste de président de la FFSG depuis 1998, hormis une parenthèse de 2004 à 2007.

La ministre a « laissé commettre ces exactions »

Au sujet de l’entraîneur Gilles Beyer, Didier Gailhaguet a renvoyé la responsabilité à « la ministre qui était en poste au moment des faits », Marie-George Buffet, qui a, selon lui, « laissé commettre ces exactions ».

L’une des victimes déclarées, Sarah Abitbol, avait aussi témoigné de l’inaction d’un autre ministre des Sports, Jean-François Lamour, en fonction entre 2002 et 2007.

Les révélations du journal « L’Equipe » sur des agressions sexuelles et de viols commis par des entraîneurs sur des sportives pendant des années secouent la fédération française des sports de glace, accusée d’avoir fermé les yeux.

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Société

« Entraide Féminice »: l’initiative de « Rivieractu » pour venir en aide aux femmes et enfants victimes de violence pendant le confinement à Nice

Ce confinement ne doit pas isoler les femmes et les enfants victimes de violences

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Entraide féminice Rivieractu femmes et enfants battus à Nice
DR

BRÈVE — Alors que la deuxième semaine de confinement n’est pas encore terminée, les faits de violences conjugales et intrafamiliales sont déjà en forte augmentation.

Le confinement ne doit pas isoler les femmes et les enfants victimes de ces violences.

Avec « Entraide Féminice », comme vient de l’annoncer notre directeur de la rédaction Clément Avarguès sur Azur TV, Rivieractu lance un appel aux bonnes volontés pour trouver des solutions de logement provisoire ou d’hébergement pour les victimes à Nice.

Si vous êtes concerné.e.s par cette situation, ou que vous avez des conseils ou une aide à proposer, contactez-nous : tous-unis@rivieractu.com

Plus d’informations à venir…

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Société

IMAGES 🌈. La chaussée d’une rue de Nice repeinte aux couleurs du drapeau LGBT+

« La Rue Bonaparte et la place du Pin se parent ce matin d’un sublime bleu azur et des couleurs du drapeau Rainbow ! »

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Photo : @chabadacoiffure / Instagram

LGBT — La chaussée de la rue Bonaparte a été repeinte sur 600m2 aux couleurs du Rainbow Flag. Objectif: matérialiser la zone récemment piétonnisée et mettre en valeur ce « marais niçois. »

À LIRE AUSSI… ENQUÊTE. Nice et ses gays, le grand malaise

Le sol de la rue, à dominante azur donne une impression de « coulée bleue. » Le choix de la couleur s’est fait en concertation entre la Ville et les commerçants.



Cette rue, à côté de la place du Pin, fait figure de « quartier gay » de la capitale azuréenne depuis quelques années.

Depuis son élection il y a douze ans, Christian Estrosi a mené une politique de protection de la communauté LGBT+ et de dialogue régulier avec les associations. Nice est la deuxième ville de France où on célèbre le plus de mariages pour tous.

 

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Société

« MeToo »: La France à côté de la plaque, pour l’actrice Adèle Haenel

De nombreux mois après l’éclatement de #MeToo, ce mouvement de libéralisation de la parole des femmes victimes de violences, notre pays ne se serait pas posé les bonnes questions pour réellement enrayer la phénomène, estime l’actrice dans le NY Times

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Photo : Festival International du Film de La Roche-sur-Yon

SOCIÉTÉ — Beaucoup de bruit pour pas grand’chose.

Pour l’actrice Adèle Haenel, qui a accusé cet automne le réalisateur Christophe Ruggia d’attouchements quand elle était adolescente, notre pays n’a toujours pas tiré les enseignements du phénomène #MeToo.


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Dans le New York Times, elle explique ainsi qu’« il y a un paradoxe ici: c’est l’un des pays où le mouvement a été le plus suivi, du point de vue des réseaux sociaux, mais d’un point de vue politique et médiatique, la France a complètement raté le coche. »

« On a un système judiciaire qui ne fait pas des violences faites aux femmes sa priorité (…) la justice doit s’amender pour mieux traiter les femmes victimes de violence sexuelle », a-t-elle ajouté

« La loi française définit le viol comme un acte sexuel commis au moyen de violence, de surprise, ou de contrainte: elle est centrée sur la technique employée par l’agresseur, pas l’absence de consentement de la victime », estime l’actrice.

« Distinguer Polanski, c’est cracher au visage de toutes les victimes »

Pour Adèle Haenel, « beaucoup d’artistes ont confondu, ou voulu confondre, le jeu sexuel et l’agression. Le débat s’est positionné sur la question de la liberté d’importuner et sur le prétendu puritanisme des féministes. Alors qu’une agression sexuelle est une agression, pas une pratique libertine. »

Quelques jours avant la cérémonie des César qui se déroulera vendredi avec « J’Accuse », le dernier film de Roman Polanski, parmi les favoris, Adèle Haenel met en garde: « distinguer Polanski, c’est cracher au visage de toutes les victimes. Ça veut dire, ‘ce n’est pas si grave de violer des femmes' ».


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