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Christian Estrosi

Inquiète du manque de logements sociaux, la gauche niçoise vote contre le Plan local d’urbanisme métropolitain

Pour les élus de l’opposition, le PLUm « n’apporte pas de réponses satisfaisantes pour réduire la fragilité sociale et ne répond pas aux défis sociaux de notre territoire ». Le plan, qui se veut engagé dans les thématiques liées au développement durable, a tout de même été voté fin octobre.

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Photo : Flickr/Tobi87

POLITIQUE — La question des logements sociaux aura provoqué un « non » catégorique de l’opposition.

Après de cinq ans de travail, les 49 communes de la métropole Nice Côte d’Azur ont validé le Plan local d’urbanisme métropolitain, ce (très long) document qui organise le développement de notre territoire et le cadre de vie futur de ses habitants.

« C’est proprement inacceptable »

Les inquiétudes de la gauche niçoise ont été suscitées par plusieurs points.

Déjà, celui des nouveaux logements, les propositions énoncées par le PLUm étant, pour elle, « proprement inacceptables ».

« Le PLUm et le PLH (programme local de l’habitat) présentent des objectifs de production annuelle très différents » relève le conseiller Paul Cuturello, qui s’exprimait au nom de l’opposition de gauche, cité par Nice-Matin ce mercredi 6 novembre.

« Les besoins sont à 27.000 logements neufs supplémentaires, avec une production moyenne annuelle de 2.600 logements, tous types confondus, privés et publics ».

De son côté, « le PLH prévoit la production de 21.288 logements sur 6 ans, soit une production annuelle de 3.548 logements, dont 1.436 logements locatifs sociaux ».

Et c’est là que ça coince.

Pour la gauche, si aucun des deux objectifs affichés n’a de préférence affichée sur l’autre, « c’est le plus bas qui s’impose ». Or, « l’objectif de production de logements sociaux du PLUm se situerait à 1.050 par an : en niveau très insuffisant au regard des besoins ».

D’après l’élu, il manquerait « sur l’ensemble de la Métropole 23.400 logements locatifs sociaux ».

En gardant son calcul de 1.050 par an, il faudrait… « 23 ans pour combler ce retard, ce qui nous renvoie à l’horizon 2043 ».

Le « non » de l’opposition au PLUm était donc inévitable.

« Des contrastes sociaux très violents » à Nice

Cela fait des années que l’opposition municipale défend la construction de nouveaux logements sociaux. « Il n’y en a que 12%, alors que la loi en impose 20% et que 70% des Niçois y sont éligibles. On est en plus dans une ville où il y a des contrastes sociaux très violents » défendait ainsi Patrick Allemand dans les colonnes de Rivieractu fin octobre.

Le groupe de gauche au conseil a également pris « acte avec satisfaction que la mobilisation citoyenne semble avoir réussi à faire entendre raison (à la majorité de droite). Nous restons vigilants à propos des délais concernant le prolongement de la ligne 1 vers l’Ariane et La Trinité. »

Un PLUm « tourné vers l’environnement »

Le plan voté devrait limiter la consommation des terres encore vierges avec « des ouvertures à l’urbanisation limitées à 300 hectares ».

D’après le président de la métropole Christian Estrosi, il va protéger « encore plus » les terrains agricoles et naturels, avec plus de 1.000 hectares nouveaux dédiés à l’agriculture.

« Pour la seule plaine du Var, 1.117 hectares de terres agricoles sont identifiés, soit 867 hectares de plus que l’attendu de la directive territoriale d’aménagement. Les espaces naturels progressent également de près de 500 hectares nouveaux. »

Le plan va également voir « une trame verte et bleue se mettre en place à l’échelle métropolitaine » avec pour objectif de « reconstituer, sur terre comme dans l’eau, un réseau écologique cohérent qui permette aux espèces animales et végétales de circuler, s’alimenter, etc ».

Un « observatoire de la biodiversité » sera également créé.

21.000 logements sont prévus au programme local de l’habitat 2017-2022.

« L’Eco-vallée a, d’abord et avant tout, pour vocation, d’être un projet économique et environnemental » a tenu à rappeler Christian Estrosi.

Notre sujet, c'est vous. Mordant et malicieux, passionné mais pas naïf, engagé mais pas militant : Rivieractu est un magazine de société sur la Côte d'Azur.

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Christian Estrosi

La fin de la guerre? Avec Estrosi et Ciotti, un déjeuner « amical » chez Nicolas Sarkozy

Les deux anciens rivaux Éric Ciotti et Christian Estrosi ont déjeuné avec Nicolas Sarkozy

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La rencontre, "en toute amitié" selon les proches de Nicolas Sarkozy, se serait plutôt bien passée. Photo : LR

BRÈVE / POLITIQUE — La guerre semble enterrée, ou en tout cas bien moins affichée qu’auparavant. Les deux anciens (?) rivaux Éric Ciotti et Christian Estrosi ont déjeuné avec Nicolas Sarkozy jeudi 19 décembre, dans les bureaux parisiens de l’ancien président de la République, d’après le Journal du dimanche (édition papier).

Après des mois de conflit ouvert, les frères ennemis de la Côte d’Azur semblent donc en bonne voie pour une réconciliation, alors que le député des Alpes-Maritimes a renoncé à affronter son ancien mentor aux municipales de mars prochain.

La rencontre, « en toute amitié » selon des proches de Nicolas Sarkozy, se serait plutôt bien passée.

L’ancien président est attendu à Nice le 13 janvier prochain, où il devrait à nouveau s’afficher avec les deux poids lourds de la droite.

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À la une

Philippe Vardon (RN) accuse le maire de Nice Christian Estrosi de « violation du code électoral »: ce que l’on sait

Philippe Vardon (RN) accuse le maire sortant de mobiliser les moyens de la Ville pour sa campagne, pouvant ainsi « nuire à la sincérité du scrutin des élections municipales ». Du côté de Christian Estrosi (qui n’est pas candidat à l’heure actuelle), on balaie des « accusations vides de sens ».

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Après les accusations de Philippe Vardon et cette triple saisine, Christian Estrosi et son équipe vont-ils modifier leur calendrier? "Pas du tout" dément-on du côté de l'Hôtel de ville. "La vie municipale ne s'arrête pas parce que la campagne de certains a commencé" - Photos candidats, montage Rivieractu.

MUNICIPALES 2020 — Le combat commence. On savait que la lutte serait rude entre les deux candidats, on ne se doutait peut-être pas qu’elle prendrait cette tournure avant même que Christian Estrosi ne se lance dans la course.

Conférence de presse tôt ce matin. Arguments coup de poing et discours scandalisé : le Rassemblement national dénonce des « éléments particulièrement graves » de nature à « perturber l’élection ». Le procureur, le préfet, et la Commission des comptes de campagne sont saisis. Quels sont les faits reprochés ?

Pourquoi toutes ces inaugurations?

Philippe Vardon dénonce une « véritable frénésie d’inaugurations ». Document à l’appui, le conseiller régional RN parle de « 5 fois plus » de cérémonies données par le premier magistrat de la ville si on compare la période septembre-décembre de cette année à celle de l’an passé.

Pour le parti frontiste, pas de doute : Christian Estrosi a fait exprès de programmer ces évènements au début de la campagne pour servir son message et ainsi profiter des moyens de la Ville sans que ça ne soit comptabilisé dans ses comptes de campagne. Le candidat RN a saisi le procureur et la Commission du financement de la vie politique sur le sujet, bien qu’ils ne soient pas compétents pour agir à ce stade là de la campagne, si l’on se réfère aux lois relatives aux périodes électorales.

« Ça n’a aucun sens, tout simplement parce que M. Vardon ne connaît rien à la gestion de la vie municipale » réplique le cabinet du maire, ce dernier n’étant d’ailleurs pas (encore) candidat à sa réélection. « Les dates des inaugurations sont connues à l’avance, dans un calendrier précis disponible des semaines à l’avance ».

Pour le camp Estrosi, sollicité par Rivieractu, il n’y a pas eu de volonté de décaler certains évènements pour qu’ils se déroulent pendant la campagne : « Vous vous doutez bien que ça n’est pas dans notre intérêt de faire traîner la mise en service de services attendus et utiles à tous les Niçois. Prenez seulement l’inauguration de l’arrivée du tramway au Port : on aurait évidemment bien aimé qu’elle se fasse plus tôt si cela avait été possible ! »

Quelle implication a l’équipe municipale dans la campagne?

Dans le courrier du Rassemblement national adressé au procureur de la République, document que nous avons pu consulter, Philippe Vardon pointe un autre « mélange des genres » : « Depuis des semaines, ses principaux adjoints arpentent la ville, tracts à la main, dans des opérations de porte-à-porte auprès des habitants pour vanter son bilan (…). Des membres du cabinet du maire ou des chargés de mission accompagnent d’ailleurs les élus lors de ces opérations, la confusion des genres régnant là aussi. » 

R.A.S. là encore pour le cabinet du maire : « Il n’y a rien de surprenant à ce que certains membres de l’équipe municipale soutiennent l’action menée. Les règles sont intangibles : lorsqu’ils manifestent ce soutien, en assistant à des réunions ou en participant à des opérations de tractage, ils le font sur leur temps libre, à titre d’activité bénévole qui relève de leur vie personnelle. »

Après les accusations de Philippe Vardon et cette triple saisine, Christian Estrosi et son équipe vont-ils modifier leur calendrier? « Pas du tout » dément-on du côté de l’Hôtel de ville. « La vie municipale ne s’arrête pas parce que la campagne de certains a commencé. Le maire est au travail, et il le sera jusqu’au bout. Et c’est le cas pour toute l’équipe qui l’entoure ».

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Christian Estrosi

Municipales : à Nice, la droite dure en quête d’incarnation pour contrer Estrosi

Le retrait d’Éric Ciotti de la municipale niçoise a laissé un vide à la droite de la droite, celle qui trouve Christian Estrosi trop modéré et Philippe Vardon (RN) trop sulfureux.

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Christian Estrosi, donné gagnant dès le premier tour de l'élection par les sondages, ou en tout cas solide favori, ne devrait pas s'inquiéter outre-mesure des manoeuvres engagées sur sa droite. Photo : LR

POLITIQUE — Christian Estrosi l’a mise à la porte, elle pourrait revenir par la fenêtre ! Vous ne connaissez pas Christelle d’Intorni? L’hypothèse de sa candidature fait pourtant la Une de Nice-Matin ce mardi 17 décembre.

Elle est aujourd’hui en très mauvais termes avec le maire, qui l’a virée du groupe majoritaire au conseil régional il y a quelques années.

L’élue métropolitaine songerait sérieusement à se lancer dans la course à la mairie pour récupérer un électorat rendu orphelin par le retrait de la course d’Éric Ciotti en novembre: celui de la droite dure niçoise.

Municipales : à Nice, la droite dure en quête d'incarnation pour contrer Estrosi
Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes, et Christian Estrosi, maire de Nice. Photo : LR

Une droite qui trouve le maire sortant trop « Macron-compatible » et Philippe Vardon pas assez fréquentable, elle veut moins d’impôts et plus de sécurité, plus de fermeté.

Il suffit de discuter un peu avec les ciottistes convaincus pour se rendre compte que la haine reste tenace. « Plutôt voter communistes qu’Estrosi ! » lance l’un d’eux. Radical.

Benoît Kandel, lorgnerait également la place. Plutôt… tranché dans ses prises de positions, il avait demandé en septembre des « sanctions pénales » contre les « parents défaillants » qui disent ne pas avoir les moyens d’envoyer leurs enfants à l’école avec un petit-déjeuner dans le ventre . La sortie avait consterné à-peu-près tout le conseil municipal.

Christian Estrosi, donné gagnant dès le premier tour de l’élection par les sondages, ou en tout cas solide favori, ne devrait pas s’inquiéter outre-mesure des manoeuvres engagées sur sa droite.

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