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Éducation

« Inquiétant, communautariste »: Blanquer charge l’affiche de la FCPE défendant les mamans voilées dans les sorties scolaires

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Une campagne "regrettable" juge Jean-Michel Blanquer. Photo : Jérémy Barande
Une campagne « regrettable » juge Jean-Michel Blanquer. Photo : Jérémy Barande

L’affiche de la FCPE, fédération majeure de parents d’élèves, défendait le droit des femmes voilées d’accompagner leurs enfants lors des sorties scolaires. Une initiative clairement pas du goût de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education.

« Oui, je vais en sortie scolaire, et alors? », peut-on lire sur le visuel diffusé sur les réseaux sociaux.
Une campagne « regrettable » juge Jean-Michel Blanquer, interrogé à ce sujet ce mardi matin sur BFMTV.

« Cette fédération de parents d’élèves a été fondée sur la laïcité donc c’est extrêmement paradoxal. L’affiche dit : ‘La laïcité, c’est accueillir à l’école tous les parents sans exception' ».

Le ministre poursuit en parlant de « communautarisme » : « C’est un tout petit peu inquiétant; il y a des élections de parents d’élèves dans quelques semaines, le fait qu’on ait maintenant des organisations qui essayent de flatter le communautarisme pour avoir des voix n’est pas une bonne chose », a-t-il lancé, demandant même à la fédération de « corriger son erreur ».

« L’affiche a été instrumentalisée par l’extrême-droite »

Une réaction jugée « scandaleuse » par Rodrigo Arenas, co-président de la FCPE, auprès de l’AFP.

« Sortie de son contexte, cette affiche a été instrumentalisée par des réseaux d’extrême droite et de Laurent Bouvet, fondateur du Printemps républicain et membre du conseil des sages de la laïcité, institué par M. Blanquer » a-t-il notamment expliqué.

— Voici l’affiche en question. A vous de vous faire votre opinion :

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Pisa : dans l’éducation, la France toujours championne des inégalités sociales

La France stagne dans le classement Pisa, mais se maintient à une place correcte, au-dessus de la moyenne européenne. Enseignement plus alarmant : le niveau des meilleurs élèves a bien augmenté entre 2000 et 2018, mais celui des plus faibles a encore baissé.

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Photographe : David Aubert © ENAC 2011

SOCIÉTÉ — «Une position honorable, moyenne plus» notent les analystes de l’OCDE à propos du classement de la France dans le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa). L’âge international de référence est fixé à 15 ans.

79 pays passés à la loupe, 600.000 élèves « testés », dont 6.300 en France. Une étude très vaste, toujours très scrutée, qui est pilotée par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).

La France arrive en 22e position en lecture, le domaine qui était étudié de manière approfondie pour cette édition, dont les résultats paraissent ce mardi 3 décembre.

Avec 493 points, l’Hexagone dépasse légèrement la moyenne des pays participants, et reste proche de l’Allemagne et de la Belgique.

Par rapport à 2016, la France stagne en lecture, mais aussi dans deux autres domaines étudiés, les mathématiques et les sciences.

Fort écart entre les meilleurs et les plus en difficulté

Cette stagnation française cache un tendance plus inquiétante: si le niveau des meilleurs élèves a eu tendance à augmenter entre 2000 et 2018, celui des plus faibles a baissé. Les relatifs bons résultats, en moyenne, des Français de 15 ans est sauvé par le niveau des élèves réussissant – déjà – le mieux.

Les élèves issus de milieux favorisés ont obtenu des résultats de 107 points supérieurs à ceux des élèves défavorisés en compréhension de l’écrit. La France enregistre ici l’un des écarts les plus importants. Il n’y a qu’Israël et le Luxembourg pour faire pire, avec 122 points.

«C’est un niveau très élevé d’inégalité que la France ne parvient pas à corriger», insiste l’OCDE.

Seuls 2% des élèves défavorisés arrivent à se hisser par les écoliers les plus performants en compréhension de l’écrit en France.

Depuis plusieurs années, notre pays reste bloqué aux côtés d’autres champions des inégalités sociales (la Hongrie, Israël, le Luxembourg,…) où les résultats des élèves restent tributaires de leur milieu d’origine.

Seuls 9,2% des élèves français sont très performants en lecture, un peu plus que la moyenne de l’OCDE (487 points). Ils sont également « moyens » en maths.

Dans ce classement 2018, les pays asiatiques se classent en tête une nouvelle fois: quatre provinces de Chine (Pékin, Shanghaï, Jiangsu et Zhejiang — le pays choisit les données qu’il soumet), Singapour (qui n’est pas réellement un pays mais une cité-État), Macao et Hong Kong (au statut là encore particulier).

LA SITUATION DES ENSEIGNANTS
Aux rangs des inégalités, la France se démarque toujours dans l’OCDE par des rémunérations bien plus faibles pour ses enseignants en début de carrière. Ces derniers sont souvent envoyés en premier poste dans des territoires compliqués, déjà en proie au décrochage scolaire.

En France, seuls 57% des élèves pensent que leurs profs «semblent s’intéresser à leur progrès» comme le relève Le Figaro, contre 70% en moyenne pour l’OCDE.

Plus d’un Français sur trois pense que son professeur n’apporte « jamais ou seulement parfois de l’aide supplémentaire en cours, quand les élèves en ont besoin.» A savoir : c’est dans les établissements les plus « élitistes » que ce ressenti est le plus fort.

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Décryptage

Christian Estrosi a inauguré à Nice une «école de la deuxième chance»: mais qu’est-ce que c’est?

Le maire de Nice, accompagné de la sénatrice Dominique Estrosi-Sassone, a inauguré hier lundi 2 décembre la seule « école de la deuxième chance » du département. 

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Christian Estrosi a inauguré à Nice une «école de la deuxième chance»: mais qu'est-ce que c'est?
Photo : Ville

ÉDUCATION — « Notre motivation principale, et notre devoir, est de mener une espérance » soulignait ce lundi Christian Estrosi, à l’occasion de cette – pluvieuse – inauguration.

Ces espoirs, c’est l’E2C (école de la deuxième chance) de Nice Côte d’Azur qui va pouvoir les porter à partir de cette semaine.

« On doit imaginer toutes les solutions possibles pour que chaque jeune qui intègre ce parcours puisse construire son projet professionnel et devenir autonome dans les meilleures conditions » a ajouté le maire en faisant tomber le rideau du nouvel établissement.

Comment va-t-il fonctionner ? Pour quels objectifs ? On fait le point

Quelle mission ?

« Les écoles de la deuxième chance (E2C) permettent à des jeunes motivés, sans diplôme ni qualification professionnelle, d’intégrer une école dédiée à la construction de leur projet d’insertion sociale et professionnelle » définit l’Onisep.

Qui peut s’inscrire (et comment)?

Ces établissement accueillent des jeunes de moins de 26 ans qui sont sortis du système scolaire sans qualification et sans diplôme.

En 2018, il y avait environ 110.000 jeunes dans ce cas.

Pour entrer dans une E2C, « le seul critère de sélection est la motivation

Ces écoles procèdent à des entretiens individuels (ou avec un jury) pour détecter chez les candidats une réelle envie de s’engager.

Il est possible de s’inscrire tout au long de l’année : il faut alors prendre contact avec sa mission locale pour constituer un dossier de demande d’admission.

Comment est-ce que ça fonctionne?

Ils proposent un parcours en trois volets : une remise à niveau des savoirs de base (français, maths, culture g,…), des stages en entreprise — qui représentent souvent la moitié du temps du parcours — et des activités diverses, culturelles et sportives.

« Le jeune est pleinement impliqué dans la conception de son parcours de formation et d’insertion professionnelle » détaille encore l’Onisep.

Selon le niveau du jeune et son projet, sa scolarité dans une E2C peut durer de 4 mois à deux ans. En moyenne, le parcours dure 6 mois et demi.

À la fin de son parcours, le stagiaire reçoit une « Attestation de compétences acquises

Ces établissement mettent également en place un « pôle social »,  pour trouver des solutions face aux problèmes de logement, de santé, de transport, de garde d’enfants, de surendettement.

Et après?

Les E2C privilégient les sorties vers la formation qualifiante et en alternance (préparation d’un CAP, d’un bac professionnel). Le jeune peut néanmoins interrompre sa scolarité s’il trouve un emploi en cours de route.


École de la 2e chance Nice Côte d’Azur, première du département – 52, avenue Denis Séméria

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