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Immigration en France: on a démonté pour vous 3 idées reçues largement répandues

L’immigration est un sujet majeur — et hautement inflammable — qui est malheureusement très souvent sujet aux idées reçues. On a regardé de plus près pour vous 3 croyances largement répandues.

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SOCIÉTÉ — En France, un « immigré » est une personne née étrangère et résidant en France. Parmi les personnes recensées comme immigrées par l’Insee, certaines ont pu devenir françaises, les autres restent étrangères.

Une personne continue à appartenir à la « population immigrée » même si elle devient française par acquisition.

1. « La majorité des immigrés sont Africains »

Beaucoup de Français pensent que les immigrés viennent principalement du continent africain.

La théorie d’extrême-droite du « grand remplacement » selon laquelle la population de notre pays serait progressivement remplacée par un nouveau groupe social venu de pays de culture musulmane, notamment, tire ses racines de cette croyance.

En réalité, moins d’un immigré sur deux arrivé en France vient d’Afrique. Selon une récente étude de l’OCDE, ce chiffre est en nette baisse ces dernières années : « La France est toujours la principale destinations (des immigrés d’Afrique) mais sa part se réduit ».

2,3 millions d’immigrés sont originaires d’Afrique (43,8 % du total), le plus souvent du Maghreb, notamment du Maroc et d’Algérie, comme le relève le Centre d’observation de la société.

En France, 36% des immigrés viennent d’un pays européen. Le Portugal et l’Espagne sont les deux pays les plus représentés en France avec respectivement 600.000 et 300.000 personnes.

2. « Les immigrés représentent quasiment un tiers de la population française »

Les Français interrogés par le Transatlantic Trends Survey du GMF pensaient en 2010 que la
population de l’hexagone était composée à 24% d’immigrés.

En 2018, 6,5 millions d’ immigrés vivent en France, soit 9,7 % de la population totale, d’après les données fournies par l’Insee.

En 2010, au moment de ce fameux sondage, la part des immigrés était de 8,5% : un chiffre trois fois inférieur à la perception que les interrogés avaient de l’immigration.

Autre exemple de mauvaise perception, selon l’Enquête Sociale Européenne (2014), les sondés estimaient que les immigrés constituaient 27% de la population française totale.

Le pourcentage de personnes nées à l’étranger selon l’OCDE (2019) s’établit en réalité à 12.6%, comme l’explique Alternatives économiques dans cette infographie.

Le nombre d’immigrés est aussi surélevé, dans une moindre mesure, en Allemagne (22% pour 13% réellement) et aux Etats-Unis (37% pour 13%).

3. « Les Français pensent qu’il y a trop d’immigrés dans leur pays »

« Estimez-vous qu’il y a trop d’immigrés en France ? » : en 2018, l’affirmation sépare la population en deux, la moitié étant d’accord, l’autre moitié pas d’accord, selon une enquête TNS-Sofres menée en 2018.

Cette année là, 52% des Français pensaient que l’on accueille « trop d’étrangers », d’après une étude commandée par le Journal du dimanche.

Mais l’opinion publique est moins tranchée qu’il n’y paraît.

Il peut être intéressant d’observer une enquête régulière, réalisée par la Sofres depuis 2000, le « baromètre du Front national », où cette question est posée.

Cette étude fait apparaître une baisse de la part des Français qui sont « plutôt » ou « tout à fait d’accord » avec l’affirmation selon laquelle « il y aurait trop d’immigrés ».

Nous sommes passés de 60% d’approbation au début des années 2000 à 50% en 2018.

On atteignait 65% en 1989 et à 74% en 1995. La part de « tout à fait » d’accord est descendue de 30% à 23%.

La part des personnes plutôt ou tout à fait d’accord à la question « l’immigration est une source d’enrichissement culturel » est passée de 50 % au milieu des années 1990 à 70% depuis 2016, selon les données de la CNCDH qui note « une progression de son indice de tolérance ».

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Édouard Philippe tacle « les manifestations » qui ne comptent pas « face aux élections »

Dit-il, venant soutenir un candidat donné largement perdant

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Édouard Philippe
Photo : Jacques Paquier

FRANCE — Le « nouveau monde » ne mise toujours pas sur l’apaisement. Le Premier ministre, Édouard Philippe, a considéré mardi que « ce qui compte vraiment pour choisir les représentants, ce sont les suffrages », et non « les manifestants », lors d’un meeting du candidat LREM à la mairie de Metz.


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Tacle au passage pour les chaînes d’info

Après de longues semaines de mouvements sociaux, consécutifs au débat sur le projet de réforme des retraites rejeté par une large majorité de Français, la sortie ne devrait pas passer inaperçue.

« Dans une démocratie, on ne compte pas les décibels, on ne compte pas les manifestants. On peut, mais ce qui compte vraiment pour choisir les représentants, ce sont les suffrages », a-t-il encore lâché.

« Notre responsabilité, c’est de bien rappeler à ceux qui vont voter les 15 et 22 mars que leur vote est l’élément essentiel du choix démocratique, beaucoup plus que les sondages, que les commentaires, que les éditoriaux, que les chaînes d’information en continu », a encore tonné le Premier ministre.

M. Philippe venait à Metz soutenir le candidat LREM dans le chef-lieu de la Moselle, Richard Lioger, donné perdant dans les sondages.

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France

Contre le « séparatisme islamiste », le plan de Macron pour une « reconquête républicaine »

Le président commence cette semaine à dévoiler sa stratégie de lutte contre « le séparatisme » et le radicalisme islamiste, en se rendant ce mardi 18 février à Mulhouse à la rencontre des forces de l’ordre et des associations

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Photo : Jacques Pacquier

POLITIQUE — Le président veut faire de la lutte contre l’islam radical l’un de ses axes de campagne pour 2022. Et cela commence dès cette semaine.

Il est attendu mardi à Mulhouse, dans le quartier de Bourtzwiller qui « concentre un certain nombre de problématiques », comme la pauvreté ou la délinquance, et « où la République doit réaffirmer sa présence », selon l’Élysée, cité par l’AFP.

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Emmanuel Macron a prévu d’assister à un point de situation avec les forces de l’ordre, puis à une table-ronde avec des représentants d’associations sociales, culturelles, religieuses ou sportives.

Il devrait ensuite faire une déclaration publique, accompagné du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, du secrétaire d’Etat Laurent Nuñez, de Gabriel Attal (Jeunesse) et de Roxana Maracineanu (Sports).

Cette visite de terrain lui donnera l’occasion d’aborder les deux grands piliers de son plan.

Plan en 25 « actions »

Le premier, coercitif, avec « la lutte contre le repli communautarisme, le séparatisme islamiste et le radicalisme ».

Il s’agit de cas comme les écoles hors contrat « qui ne respectent pas les principes républicains », les jeunes filles non scolarisées, la séparation hommes-femmes dans les piscines, le censure de films ou de spectacles, associations culturelles qui deviennent religieuses, selon une source gouvernementale, toujours auprès de l’AFP.

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Il présentera aussi un volet positif de « reconquête républicaine des quartiers qui en ont besoin » en terme de services publics, de culture, d’équipements sportifs, pour que les habitants ne soient pas tentés d’aller vers des « circuits parallèles ».

Au total, la stratégie du gouvernement devrait s’appuyer sur quelque 25 actions, selon un document de travail datant de janvier et dévoilé par Le Point ce week-end.

Pas de prise de position sur le voile

Le chef de l’État devrait annoncer des initiatives pour l’organisation d’un « islam de France », notamment la formation des imams et le financement des lieux de culte par des pays étrangers.

« Le président de la République ne souhaite en revanche pas aller sur le terrain du voile, qui divise sa majorité et sur lequel le Rassemblement national nous a provoqué », selon une source gouvernementale.

La droite appelle depuis des mois Emmanuel Macron à faire preuve de plus de fermeté sur ce dossier. « On est en train de perdre le combat contre l’islamisme », affirme dimanche dans le JDD le chef de file LR du Sénat Bruno Retailleau pour qui, « bientôt, il sera trop tard ».

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Présidentielle 2022: Trois quarts des Français rejettent (déjà) les candidats probables

…et 80% sont opposés à un nouveau second tour Emmanuel Macron vs. Marine Le Pen

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Photos : Jacques Pacquier / Parlement européen / montage Rivieractu

POLITIQUE — Les Français rejettent en bloc l’hypothèse d’un nouveau duel Macron/Le Pen en 2022.

Près de trois sur quatre ne sont pas satisfaits non plus de l’offre politique actuelle en vue de la présidentielle, selon un sondage Elabe diffusé ce mercredi 12 février.


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« Aucune personnalité politique française » ne convient actuellement à 72% des personnes interrogées dans la perspective de l’élection.

Un duel, jugé « probable »,  entre le président de la République et la patronne du Rassemblement national est massivement rejeté par… 80% des Français.

Qu’attendent les électeurs?

Environ quatre Français sur dix attendent d’un candidat à la présidentielle qu’il ait été un responsable politique (43%) ou ait exercé des responsabilités associatives (37%).

Un quart (24%) attendent au contraire qu’il n’ait « jamais fait de politique ».

L’honnêteté serait la qualité la plus attendue du chef de l’Etat (71%), avant d’être à « l’écoute des Français » (67%), une attente en hausse de 13 points par rapport à une précédente enquête d’avril 2016.


Enquête réalisée en ligne les 11 et 12 février auprès de 1.002 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

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