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« Ils perdent leur vie à la gagner »: les accidents du travail en hausse, ce qu’il faut retenir

L’Assurance-maladie révèle une hausse de 2,9 % des accidents du travail en 2018, liée selon elle à «la reprise économique». Accidents sur le trajet pour s’y rendre, troubles musculo-squelettiques et affections psychiques «bondissent» encore, avec 651.103 nouveaux cas. Tous les secteurs sont concernés.

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+2,9 % l’année dernière: les accidents au travail continuent d’augmenter. «La prévention défaillante et la priorité donnée à la rentabilité par certains employeurs ne contribuent pas à enrayer le phénomène», note Libération / Photo : DR
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Quels métiers sont les plus exposés ?

551 décès liés au travail ont été reconnus en 2018, sur un total de 651.103 accidents, contre 530 en 2017.

Les secteurs les plus touchés sont les transports et le BTP, avec respectivement 126 et 107 décès l’an dernier.

La hausse des accidents est plus forte dans les activités de service, dont l’intérim et l’aide et soins à la personne (+5%), devant les industries du bois, de l’ameublement, et du papier carton (+4,5%).

On note une progression moins marquée dans d’autres secteurs : le BTP (+1,9%), le transport (+2,4%) ou l’alimentation (+2,4%), même si ces activités restent majoritairement concernées.

Leur fréquence s’est néanmoins stabilisée, à un niveau « historiquement bas » : autour de trente-quatre accidents du travail pour 1.000 salariés depuis cinq ans, contre quarante-cinq il y a vingt ans.

«Ils perdent leur vie à la gagner»: les accidents du travail en hausse, ce qu'il faut retenir / Visuel Rivieractu
Visuel Rivieractu

Dans quels contextes ces accidents arrivent-ils ?

C’est sur la route que le travailleur prend, visiblement, le plus de risques.

Le nombre « d’accidents de trajet » a bondi de 6,9 %. En cause, notamment, les conditions météorologiques. Ils se sont concentrés sur les mois d’hiver, dans les régions les plus touchées par les intempéries.

Les maladies professionnelles grimpent : +2,1%, avec 49.538 cas reconnus.

On note une progression liée aux troubles musculo-squelettiques (TMS), en hausse de 2,7% — dus aux mouvements répétitifs, ils représentent 88% de ces maladies.

L’impact de la pénibilité du travail n’est pas que physique : les affections psychiques sont en hausse. 990 cas ont été reconnus en 2018… 200 de plus qu’en 2017.

Les cancers professionnels « restent stables » depuis 2015, avec 1.800 cas.

Diplômé de l'EDJ Nice, promotion Marc-Olivier Fogiel (journalisme/informations générales). Enquêtes et articles société chez Nice-Matin, Var-matin et Monaco-matin 2018-2019. Commentateur invité chez L'Obs de 2014 à 2016 (extrême-droite, médias). Contact: clement@rivieractu.com

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Retraites : combien nous coûtent les anciens présidents de la République ?

Alors qu’Emmanuel Macron a annoncé ce week-end qu’il renonce à sa future retraite de président de la République, avec quels moyens vivent les anciens chefs de l’Etat ? On fait le point.

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Nos "exs" coûteraient aujourd’hui 860.000 euros net par an au niveau de ces frais, auxquels il faut ajouter 1.300.000 euros de frais pour assurer leur sécurité. Cela porte le total à environ... 2.160.000 euros chaque année à la charge du contribuable. - Photo : Kremlin

ARGENT PUBLIC — Certains diront que c’est un coup de communication. D’autres qu’il est généreux. L’annonce d’Emmanuel Macron va forcément faire beaucoup parler autour de vos prochains repas de Noël…

Le président de la République a assuré qu’il refuserai de toucher sa retraite d’ancien chef de l’État. S’il vit jusqu’à 100 ans, il pourrait faire économiser plus de quatre millions d’euros aux caisses de l’État. Mais combien coûtent aujourd’hui les Sarkozy, Hollande and co ?

De nombreux avantages

Grâce à la loi du 3 avril 1955, les anciens présidents de la République bénéficient d’une très belle retraite. À l’heure actuelle, François Hollande, Nicolas Sarkozy ou encore Valéry Giscard d’Estaing touchent 6.220 euros brut par mois soit environ 5.200 euros net de retraite.

En plus de cela, ils ont la chance de pouvoir voyager gratuitement avec la SNCF et Air France. C’est tout ? Évidemment que non, les anciens chefs de l’État ont le droit à un appartement de fonction, un véhicule avec chauffeur et sept collaborateurs dans les cinq ans suivant leur départ de l’Élysée (puis leur nombre passe à trois).

Nos « exs » coûteraient aujourd’hui 860.000 euros net par an au niveau de ces frais, auxquels il faut ajouter 1.300.000 euros pour assurer leur sécurité.

Cela porte le total à environ… 2.160.000 euros chaque année à la charge du contribuable.

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Philippe Vardon (RN) accuse le maire de Nice Christian Estrosi de « violation du code électoral »: ce que l’on sait

Philippe Vardon (RN) accuse le maire sortant de mobiliser les moyens de la Ville pour sa campagne, pouvant ainsi « nuire à la sincérité du scrutin des élections municipales ». Du côté de Christian Estrosi (qui n’est pas candidat à l’heure actuelle), on balaie des « accusations vides de sens ».

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Après les accusations de Philippe Vardon et cette triple saisine, Christian Estrosi et son équipe vont-ils modifier leur calendrier? "Pas du tout" dément-on du côté de l'Hôtel de ville. "La vie municipale ne s'arrête pas parce que la campagne de certains a commencé" - Photos candidats, montage Rivieractu.

MUNICIPALES 2020 — Le combat commence. On savait que la lutte serait rude entre les deux candidats, on ne se doutait peut-être pas qu’elle prendrait cette tournure avant même que Christian Estrosi ne se lance dans la course.

Conférence de presse tôt ce matin. Arguments coup de poing et discours scandalisé : le Rassemblement national dénonce des « éléments particulièrement graves » de nature à « perturber l’élection ». Le procureur, le préfet, et la Commission des comptes de campagne sont saisis. Quels sont les faits reprochés ?

Pourquoi toutes ces inaugurations?

Philippe Vardon dénonce une « véritable frénésie d’inaugurations ». Document à l’appui, le conseiller régional RN parle de « 5 fois plus » de cérémonies données par le premier magistrat de la ville si on compare la période septembre-décembre de cette année à celle de l’an passé.

Pour le parti frontiste, pas de doute : Christian Estrosi a fait exprès de programmer ces évènements au début de la campagne pour servir son message et ainsi profiter des moyens de la Ville sans que ça ne soit comptabilisé dans ses comptes de campagne. Le candidat RN a saisi le procureur et la Commission du financement de la vie politique sur le sujet, bien qu’ils ne soient pas compétents pour agir à ce stade là de la campagne, si l’on se réfère aux lois relatives aux périodes électorales.

« Ça n’a aucun sens, tout simplement parce que M. Vardon ne connaît rien à la gestion de la vie municipale » réplique le cabinet du maire, ce dernier n’étant d’ailleurs pas (encore) candidat à sa réélection. « Les dates des inaugurations sont connues à l’avance, dans un calendrier précis disponible des semaines à l’avance ».

Pour le camp Estrosi, sollicité par Rivieractu, il n’y a pas eu de volonté de décaler certains évènements pour qu’ils se déroulent pendant la campagne : « Vous vous doutez bien que ça n’est pas dans notre intérêt de faire traîner la mise en service de services attendus et utiles à tous les Niçois. Prenez seulement l’inauguration de l’arrivée du tramway au Port : on aurait évidemment bien aimé qu’elle se fasse plus tôt si cela avait été possible ! »

Quelle implication a l’équipe municipale dans la campagne?

Dans le courrier du Rassemblement national adressé au procureur de la République, document que nous avons pu consulter, Philippe Vardon pointe un autre « mélange des genres » : « Depuis des semaines, ses principaux adjoints arpentent la ville, tracts à la main, dans des opérations de porte-à-porte auprès des habitants pour vanter son bilan (…). Des membres du cabinet du maire ou des chargés de mission accompagnent d’ailleurs les élus lors de ces opérations, la confusion des genres régnant là aussi. » 

R.A.S. là encore pour le cabinet du maire : « Il n’y a rien de surprenant à ce que certains membres de l’équipe municipale soutiennent l’action menée. Les règles sont intangibles : lorsqu’ils manifestent ce soutien, en assistant à des réunions ou en participant à des opérations de tractage, ils le font sur leur temps libre, à titre d’activité bénévole qui relève de leur vie personnelle. »

Après les accusations de Philippe Vardon et cette triple saisine, Christian Estrosi et son équipe vont-ils modifier leur calendrier? « Pas du tout » dément-on du côté de l’Hôtel de ville. « La vie municipale ne s’arrête pas parce que la campagne de certains a commencé. Le maire est au travail, et il le sera jusqu’au bout. Et c’est le cas pour toute l’équipe qui l’entoure ».

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Voici les deux thématiques cruciales qui seront au coeur des municipales 2020

À un peu plus de trois mois des élections municipales, un sondage Odoxa commandé par franceinfo: détaille les principales attentes des administrés concernant leur prochain maire. Sans surprise, la protection de l’environnement et le maintien de la sécurité seront les principaux combats que devront mener les futurs élus.

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Une majorité de Français voient en leur maire un garant efficace de leur sécurité. Une information à mettre en lien avec la hausse perpétuelle du nombre de caméras de surveillance installées dans les différentes communes de l’Hexagone.  - Photo : Metronews Toulouse, à titre d'illustration.

MUNICIPALES 2020 — 77% des Français considèrent que « les maires ont le pouvoir d’agir efficacement sur la sécurité des biens et des personnes ». Le résultat des élections municipales (15 et 22 mars prochain) sont donc très attendus.

D’après un sondage réalisé par Odoxa, institut partenaire de France Info, de France Bleu et du journal Le Télégramme, les principales inquiétudes des Français concernent la sécurité et l’environnement, comme c’est notamment le cas à Nice.

Deux sujets essentiels qui sont présents dans respectivement 47 et 33% des réponses à ce sondage.

De plus en plus d’investissements pour la sécurité ?

Une majorité de Français voient en leur maire un garant efficace de leur sécurité. Une information à mettre en lien avec la hausse perpétuelle du nombre de caméras de surveillance installées dans les différentes communes de l’Hexagone.

88% des personnes interrogées sont aussi favorables au fait « d’autoriser les forces de l’ordre à pénétrer dans les halls d’immeubles. » 

Toujours d’après ce sondage, les administrés sont aussi sensibles à l’environnement : 77% d’entre eux pensent que « les maires ont le pouvoir d’agir sur l’environnement et la lutte contre la pollution. » 

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