Restons en contact !

Médias

Faux « Journal des municipales » de Philippe Vardon (RN) à Nice: Marine Le Pen saisie

Publié

le

Faux journal de Vardon à Nice: le RN va-t-il étendre l'idée dans toute la France?
Photo : Journal des municipales

L’adjoint au maire de Nice Pierre-Paul Leonelli a écrit à Marine Le Pen pour lui transmettre ses inquiétudes quant au vrai/faux « Journal des municipales » de Philippe Vardon.

MUNICIPALES 2020 — Il dénonce auprès de la présidente du Rassemblement national la distribution à Nice, par les militants du RN, d’un tract se faisant passer pour un « journal des municipales ».

Le @leJDD se fait écho de mon étonnement quant aux nouvelles méthodes du #RN pic.twitter.com/nwpTrkWByI
— Pierre-Paul Léonelli (@PPLeonelli) November 10, 2019

Le tabloïd vert « cherche à duper les Niçoises et les Niçois en prenant l’apparence d’un quotidien d’information […] sans faire mention de votre logo ou du nom de votre formation politique, que ce soit sur ledit document ou sur les blousons des personnes qui le distribuent », s’indigne Pierre-Paul Leonelli.

« Fausser le débat démocratique »

Pour lui, « cette opération ‘camouflage’ […] vient fausser le débat démocratique » à quatre mois des élections municipales qui verront notamment s’affronter le maire sortant (LR) Christian Estrosi et le candidat du RN Philippe Vardon.

ENQUÊTE. À Nice, cet incendiaire « Journal des municipales » qui cache bien son jeu

M. Leonelli demande donc à Marine Le Pen de l' »éclairer sur cette nouvelle méthode de campagne » : « Cautionnez-vous cette publication dissimulée? Est-elle isolée ou a-t-elle vocation à se développer sur l’ensemble du territoire? ».

Rivieractu est une source certifiée Google News. Suivons-nous sur Twitter et sur Facebook

Notre sujet, c'est vous. Mordant et malicieux, passionné mais pas naïf, engagé mais pas militant : Rivieractu est un magazine de société sur la Côte d'Azur.

Publicité
Commentez cette news

Réagir

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Médias

« Le Point » censure un passage jugé raciste d’un de ses articles sur Sibeth Ndiaye

Dans un billet à l’humour douteux, Bernard Mabille s’en prenait sur LePoint.fr à Sibeth Ndiaye avec une plaisanterie jugée raciste par de nombreux internautes. Le patron du magazine a présenté ses excuses

Publié

le

Rédigé par

Sibeth Ndiaye porte-parole du gouvernement
Photo : Gouvernement

MÉDIAS — Retour au Moyen-Âge. Et pas ce qu’il a de plus glorieux! Dans un papier se voulant humoristique publié sur « LePoint.fr », le pensionnaire des Grosses Têtes (RTL) Bernard Mabille se proposait hier dimanche 29 mars de revenir sur « les Parisiens (qui) s’enfuient, mais donnent des leçons, les médecins (qui) ramènent leur fraise, les politiques (qui) pataugent… »



L’occasion de tacler la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, pointée du doigt depuis le début de l’épidémie de Covid-19 —si ce n’est depuis plusieurs mois— pour ses gaffes et ses propos irrespectueux, à l’égard des enseignants notamment.

À LIRE AUSSI… VIDÉO. Le gouvernement dit avoir « anticipé » la crise sanitaire, cette vidéo montre tout le contraire

Sauf que le chansonnier a choisi un angle pour le moins contestable pour attaquer la secrétaire d’État. Le passage in extenso :

« Sibeth, prénom bien en deçà de ce qu’elle paraît, rétropédale. ‘Pas question d’envoyer les profs cueillir des gariguettes…’ Tout lui est bon pour ramener sa fraise. Virée demain, elle pourra toujours se recycler, Amadou cherche partenaire pour remplacer Mariam (Sibeth Ndiaye, d’origine sénégalaise, est Noire, comme l’artiste Mariam Doumbia, NDLR) et reprendre Dimanche à Bamako. »



Il ne manquait plus qu’une allusion à Banania et on atteignait le meilleur du pire.

Pointée du doigt sur les réseaux sociaux, notamment par la reporter de Mediapart Ellen Salvi, la tribune a depuis été censurée de ce (très) dérangeant passage. Le patron du magazine a présenté ses excuses sur Twitter dans la foulée.

Lire la suite

À la une

Info Rivieractu. Découvrez en avant-première le contenu du dernier « Journal des municipales » du RN niçois

La publication du Rassemblement national niçois, qui se réclame de la « presse d’opinion » et qui avait fait grand bruit pour son premier numéro, est de retour. On a lu l’édition du mois de décembre avant qu’elle ne soit imprimée et distribuée aux Niçois.

Publié

le

Rédigé par

Visuel : DR / mise en forme Rivieractu Magazine

MUNICIPALES 2020 — « Le journal qu’ils ne veulent pas que vous lisiez ! ». Le cadre est posé. Ne démentant décidément pas ses talents de communiquant, Philippe Vardon, candidat du Rassemblement national, a lancé un vrai-faux mensuel dans la capitale azuréenne ces dernières semaines.

Problème au lancement : comme nous vous l’expliquions dans ce décryptage, le journal ne précise rien de ses liens avec le candidat, pouvant induire en erreur le lecteur sur la finalité de la publication.

Mission réussie au niveau du coup de comm’: le titre, distribué gratuitement à des milliers de Niçois, a été repris par toute la presse, à Nice comme dans certains titres nationaux.

Le premier numéro était consacré à un bilan — évidemment subjectif — de l’action de Christian Estrosi à la mairie.

La qualité de vie au centre du numéro de décembre

Dans le « Journal des municipales » du mois de décembre, dont nous avons consulté une copie avant qu’il ne soit distribué partout dans Nice ce week-end, c’est la qualité de vie niçoise qui est au centre du dossier du mois.

Dans les quatre pages de « Nice saturée », l’équipe du candidat (composée de journalistes, d’anciens des rédactions et de militants) brosse un portrait assez apocalyptique de la ville.

« M. le Maire peut bien courir d’une inauguration à l’autre, de Saint-Isidore à Port-Lympia, le quotidien des Niçois n’en reste pas moins chaotique entre quartiers entiers embouteillés, bus bloqués par les travaux et collines isolées » est-il ainsi reproché dans un éditorial.

Le « JDM » revient sur la bétonisation du territoire qui a aggravé les dommages des récentes intempéries, sur la « végétalisation » entreprise par la Ville dans certaines rues, et sur la « réforme » du réseau Lignes d’Azur : « le nouveau réseau se distingue par ses cafouillages et ses ratés » tacle la publication frontiste.

Légère modification, mais significative : le journal précise maintenant dans le corps des articles si ses intervenants ont un lien avec le Rassemblement national. Une précision déontologique qui avait été omise pour le premier numéro.

La dernière page a davantage des airs de propagande électorale, puisqu’elle fait un agglomérat de différents faits-divers pour en venir à la conclusion que Nice serait en proie à l’insécurité. Ce qui est effectivement le cas dans certaines zones, mais un autre procédé plus factuel qu’une liste d’actus aurait sans doute été plus efficace (et plus journalistique).

Fait regrettable, le « Journal des municipales » n’indique toujours pas assez clairement à ses lecteurs qu’il est financé par la campagne de Philippe Vardon, qu’il soutient.

Cela étant dit, la publication, qui se réclame de la « presse d’opinion », relaie l’idéologie propre à une formation politique qui rencontre un écho particulier dans notre région.

Certaines informations sont présentées via des raccourcis et un manque total de contradictoire (les personnes citées ne sont jamais amenées à pouvoir se défendre, contrairement aux usages élémentaires du journalisme). Le lecteur averti devra donc considérer la publication avec esprit critique et un peu de distance.

Mais si ce « vrai-faux » journal contribue à redonner un peu de dynamisme au débat public niçois et à encourager les débats, on ne peut pas s’en plaindre.

Lire la suite

5-décembre

« 5 décembre » : Plusieurs journalistes indépendants blessés dans les manifestations

Le journaliste de Taranis News Gaspard Glanz a été blessé ce jeudi aux jambes, par « 5 éclats de grenade désencerclement », a-t-il indiqué sur Twitter, dénonçant également la destruction de son matériel. Reporters sans frontières s’est dit « extrêmement préoccupée » par l’état de santé d’un correspondant étranger, dont un oeil aurait été endommagé.

Publié

le

Rédigé par

Les différents syndicats de la profession et Reporters sans frontières (RSF) ont aussi dénoncé à plusieurs reprises des atteintes à la liberté d’informer, après des incidents entre forces de l’ordre et journalistes lors des manifestations des "gilets jaunes"
Photo : Twitter / Gaspard Glanz

MOUVEMENTS SOCIAUX — Trois journalistes ont été blessés jeudi à Paris par des tirs lors de la manifestation parisienne, ont indiqué plusieurs sources.

Le correspondant de l’agence turque Anadolu, Mustafa Yalgin, a été blessé « par une grenade lacrymogène lancée par la police française » pendant la manifestation parisienne, a dénoncé le média sur son site et ses réseaux sociaux.

Le journaliste a été transporté à l’hôpital.

#France @rsf-inter extrêmement préoccupée par l’état de santé du journaliste Yalcin de @aa_french blessé par un tir de grenade alors qu’il couvrait la manifestation #5Decembre et demande que toute la lumière soit faite sur ces violences @Place_Beauvau pic.twitter.com/xoZuRmQavP

— RSF en français (@RSF_fr) December 6, 2019

Le journaliste engagé Taha Bouhafs a également été blessé au genou « par un tir sur la place de la République », a-t-il indiqué sur Twitter, images à l’appui.

J’ai été blessé au genou par un tir sur la place de la république, merci aux street-medics pour la prise en charge rapide. La douleur est forte mais rien de cassé.. vais bien.

Aujourd’hui, malheureusement encore trop de blessé-es parmi nous, trop d’entraves subies (confiscations matériel, etc). Notre décompte & un communiqué sont à venir.
📸@adeleuuuh pic.twitter.com/uUgQL0nXJo

— Reporters En Colère 🔴 (@REC_Collectif) December 5, 2019

Ma go-pro était allumé je derush les images dès que j’ai un ordi sous la main… pic.twitter.com/HNN1cE33Po

— Taha Bouhafs (@T_Bouhafs) December 5, 2019

« Notre reporter @T_Bouhafs a été blessé au genou par un tir (dont on ne connaît pas la nature pour le moment) », a confirmé son employeur, le site Là-bas si j’y suis. « Il a été évacué de la manifestation par les street medics ».

Une vingtaine de journalistes avait pris part plus tôt à une courte action, organisée par son collectif « Reporters en colère », pour dénoncer les « violences policières ».

Aujourd’hui, malheureusement encore trop de blessé-es parmi nous, trop d’entraves subies (confiscations matériel, etc). Notre décompte & un communiqué sont à venir.
📸@adeleuuuh pic.twitter.com/uUgQL0nXJo

— Reporters En Colère 🔴 (@REC_Collectif) December 5, 2019

Le journaliste Gaspard Glanz a également été blessé jeudi aux jambes, par « 5 éclats de grenade désencerclante », a-t-il indiqué sur Twitter en fin d’après-midi.

Son téléphone et un de ses appareils photo ont été, visiblement, endommagés.

Ça c’est fait….

Les vidéos arrivent.

Soutenez @TaranisNews nous allons en avoir besoin pour le matériel explosé… https://t.co/bIa7cuY5qZ#Paris #Greve5Decembre pic.twitter.com/vKBeJbCC88

— TARANIS NEWS (@TaranisNews) December 5, 2019

Les deux reporters ont affirmé sur Twitter avoir des images de ces incidents.

Gaspard Glanz fait partie des 300 signataires d’une tribune parue le 1er mai, dénonçant des « multiples violences d’Etat » et demandant au gouvernement de prendre « les mesures nécessaires pour que les forces de l’ordre cessent » de les « harceler » et les laissent travailler « librement ».

Les différents syndicats de la profession et Reporters sans frontières (RSF) ont aussi dénoncé à plusieurs reprises des atteintes à la liberté d’informer, après des incidents entre forces de l’ordre et journalistes lors des manifestations des « gilets jaunes ».

Emmanuel Macron avait promis en mai que « des actions » seraient engagées pour sanctionner les violences policières délibérées contre des journalistes pendant ce mouvement.

Lire la suite

🔥 C’est populaire