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Au CHU de Nice, certaines femmes sont payées 100 euros de moins que les hommes et représentent 91% des temps partiels

Au CHU de Nice, certaines femmes sont payées 100 euros de moins que les hommes et représentent 91% des temps partiels
Il y a eu "un petit effet de sidération quand on a vu les chiffres" / Image d'illustration

Le Centre hospitalier universitaire de Nice s'engage pour davantage d'égalité entre ses employés après avoir constaté des écarts de salaires et d'opportunités.

ÉGALITÉ — Le CHU de Nice fait son auto-critique. Après avoir réalisé un rapport annuel de situation, le centre hospitalier azuréen s'est rendu compte que le personnel non médical (administratif, personnel soignant et éducatif, technique) subit un écart de rémunération moyen de 100 euros brut entre les femmes (2.012 €) et les hommes (2.104 €).

De plus, 91% des temps partiels sont occupés par des femmes...

"Sidération devant les chiffres"

A la suite de ce constat, "nous avons décidé de nous associer avec d'autres qui savent mieux faire que nous en matière d'égalité femmes-hommes. Le CHU de Nice a notamment noué un partenariat avec l'université Côte d'Azur "car ils ont des enseignants-chercheurs qui travaillent sur la problématique", a depuis expliqué Karine Hamela, directrice du pôle ressources humaines lors des 8es Rencontres RH de la santé.

"On ne se rendait pas bien compte des déséquilibres qui pouvaient exister entre hommes et femmes" ajoute-t-elle, sachant que "74% du personnel non médical est féminin".

Il y a eu "un petit effet de sidération quand on a vu les chiffres, en particulier sur l'écart de rémunération", a commenté Karine Hamela.

"Nous n'avons pas vraiment d'explications sur cet écart", mais il est sûrement lié au fait que ce sont les femmes qui prennent très majoritairement "des temps partiels et des congés parentaux".

D'autres initiatives pour plus d'égalité

Le CHU de Nice veut également s'investir pour "inciter ses salariés hommes à prendre des congés parentaux", les répartir plus équitablement ou encore développer le télétravail et faciliter l'accès aux logements sociaux pour son personnel.

Ces efforts ont "permis de loger une dizaine de familles en 2019, en particulier des femmes isolées avec enfants, voire des femmes battues qui avaient dû quitter leur domicile" a développé la directrice du pôle RH.

Enfin, la cellule d'écoute de soutien et d'alertes pour les agents en souffrance au travail (la "cellule Colombe") va être "élargie aux violences sexistes".

[Source : TecHopital]

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